Mère Térésa, Père Samuel :
même combat

 

Agnès Gonxha Bojaxjiu, née le 27 août 1910 à Skopje (Yougoslavie), devenue Mère Teresa, est décédée le 5 septembre 1997 à l’âge de 87 ans.

 

Entrée dans l’ordre irlandais des « Sœurs de Lorette » dès ses 18 ans, une année plus tard elle rejoint Calcutta pour y enseigner. À l’âge de 38 ans, elle acquiert la nationalité indienne.

Face à la misère qui poursuit les pauvres jusque dans la mort, elle se dévoue corps et âme durant des années avant de fonder, en 1950, l’ordre des « Missionnaires de la Charité ».

En 1979, elle reçoit le Prix Nobel de la Paix pour son inlassable dévouement et sa conviction inébranlable pour tenter d’amoindrir la pauvreté extrême de centaines de milliers d’êtres humains.

- « Mon œuvre n’est qu’une goutte de délivrance dans un océan de souffrance. Mais si cette goutte n’existait pas, elle manquerait à la mer ».

Cet exemple d’Amour et de Charité a-t-il interpellé la conscience des « Grands » de ce monde ?

◄ Bienheureuse Mère Teresa : religieuse missionnaire en Inde d’origine albanaise.
Elle appartenait à une des rares familles catholiques d’Albanie, pays le plus pauvre d’Europe envahi par les musulmans ottomans au XIVe siècle et aujourd’hui islamisé à plus de 70%.

Mère Teresa


Il a au moins permis de perpétuer l’un des plus puissants messages du Christ :

 

- « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Oui, comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres » (Évangile selon saint Jean 13, 34).

À ce propos, il n’est pas vain de relire aussi le sublime « Hymne à la charité » (Première Épître aux Corinthiens, saint Paul 13, 1-12) :

- « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit.

Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.

Quand distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert à rien.

La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas ; elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, suppose tout.

La charité ne passera jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.

Lorsque j’étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.

Car nous voyons, à présent, dans un miroir, d’une manière confuse, mais alors ce sera face à face.

À présent, je connais d’une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.

Maintenant demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité ».

 

Que de similitudes !

 

Comparaison n’est pas raison, dit-on, et toutes proportions gardées que de similitudes dans l’œuvre et le cheminement de Mère Teresa et ceux du Révérend Père Samuel !

 

La religieuse de Calcutta n’a cessé de porter le sari de coton blanc bordé de bleu, pareil à l’étendard d’une Église dont la vocation première est de secourir les plus démunis.

► Le Révérend Père Samuel parmi les plus pauvres.
Le Père Samuel parmi les plus pauvres
Le Révérend Père Samuel, lui, continue de porter la soutane contre vents et marées, fier du message christique qu’il met inlassablement en pratique au profit des plus pauvres.

 

Mère Teresa a choisi de vivre parmi les plus pauvres et de leur apporter un peu de réconfort moral, spirituel et matériel. Le Révérend Père Samuel poursuit sa mission dans une région quasi déshéritée, frappée par le chômage, la drogue, l’alcool et la violence engendrée par une société en perdition.

Mère Teresa vivait d’une foi généreuse dans la simplicité la plus complète. Le Révérend Père Samuel se sacrifie pour les brebis égarées, apporte l’Espoir en une vie meilleure -ou moins difficile à supporter- console les affligés et tente de remédier à la misère qui frappe de plein fouet des milliers de personnes.

En quarante ans, Mère Teresa a redonné leur dignité à des dizaines de milliers d’êtres humains. Depuis deux décennies, le Révérend Père Samuel poursuit avec courage et détermination ce même noble dessein.

Tant Mère Teresa que le Révérend Père Samuel ont trouvé des détracteurs sur leur chemin pourtant balisé par l’Amour et la Charité.

La jalousie, l’incompétence, le confort moderne, même le reniement au message du Christ, en sont les raisons évidentes.

Peu importe. Tant Mère Teresa que le Révérend Père Samuel resteront à tout jamais ces exemples vivants de vrais chrétiens, dans toute l’acception du terme, pour qui la compassion, le dévouement aux pauvres, le courage, l’aide à tous sans se soucier de leurs convictions, doivent rester une source d’inspiration et de respect pour l’humanité.

Le Révérend Père Samuel porte cet Amour et la Charité à l’« autre » sans la moindre distinction. Pour lui, la charité n’a pas de frontières. En analysant les documents repris ci-après, nous le constatons de manière indiscutable.

Depuis des décennies, il restitue aux plus pauvres et à ceux qui souffrent dans leur corps et leur âme, quelle que soit leur origine, les nombreux dons, y compris ceux de généreux mécènes, une grande partie de son salaire et de ses arriérés (cf. « Affaire Huard »), les cadeaux, le produit de sa "quête" en tant que missionnaire.

► Le Père Samuel lors d’une opération caritative en décembre 2007 : distribution de vêtements, jouets, nourriture…
(Photo parue dans
“La Dernière Heure les Sports” du 10 décembre 2007, page 7)
.
Cliquez sur la photo pour voir l'article
25012008.1.jpg

 

Vidéo du Père Samuel lors de l'opération caritative en décembre 2007.
Cliquez sur la vidéo pour la visionner

 

 

 

Chez le Révérend Père Samuel tout est gratuit. Il ne fait aucun bénéfice sur la vente de ses ouvrages, ne vend pas d’objets pieux, il ne demande jamais un franc pour les sacrements, pour les exorcismes…

 

À Beyrouth, à Mossoul, à Charleroi, à Ganshoren, à Ransart, il aide des familles nécessiteuses, des orphelins, des handicapés, qui par fierté n’osent même pas tendre la main. Il vient au secours de ceux qui ne peuvent même plus se payer une visite médicale ou une opération, qui sont frappés par la perte d’un être cher à qui ils ne peuvent même pas offrir un enterrement décent.

Aux sans-abri, à tous ceux qui crèvent de faim, aux gosses terrassés par une maladie incurable, le Révérend père Samuel répond avec générosité et tendresse.

Alors, humblement, le Révérend Père Samuel explique son œuvre ainsi :

- « Je me sacrifie pour tous les êtes humains sans distinction, jusqu’à l’épuisement total. Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Saint Paul aux Galates 2, 20).

 

Pierre GUELFF, journaliste et écrivain franc-maçon.

 

To top