Article d’Hervé Meillon (Mes années RTL, p.51-52)
concernant le Père Samuel

Hervé Meillon, ancien animateur-présentateur sur la chaîne de TV belge RTL-TVi vient de sortir un livre dans lequel il a écrit un article sur le Père Samuel.

Ce livre révèle les coulisses d’RTL TVI et quelques secrets comiques de stars. Manipulation, marketing, “machine à fric” : rarement la mécanique interne de la chaîne privée belge avait été montrée de la sorte.

Sourires de façade, petits arrangements, coups de poignard dans le dos … Suivez le guide : L’ODIEUX VISUEL ! Voici les 15 années de télé, qu’HéRVé MEILLON a vécues, comme vous ne les auriez jamais soupçonnées. Sans langue de bois, il révèle l’envers du décor et brosse les portraits tendres ou acides des présentateurs et dirigeants de l’écran. « Le livre est charpenté comme mes émissions de télé avec humour, tendresse, tristesse, coup de gueule et contradictions.

On peut zapper les chapitres qui n’intéressent pas et y revenir plus tard. »

Plus de 400 noms sont cités officiellement. Hervé Meillon raconte l’aventure de TVI au travers des émissions qui ont fait sa popularité : de la Météo à « Balle au centre » en passant par « C’est bon pour une fois », « Y’en aura pour tout le monde », « Entre nous » ; « Pour le Meilleur et pour le vivre ».

Sans vengeance ni règlement de compte, avec son style humoristique et sans concession : il dit « son autre vérité ».

Il ne s’épargne pas non plus, il raconte sa vie privée sans détour.

« Moi, j’étais vrai à vous d’être justes ! »

Voici l’article écrit par Hervé Meillon (Mes années RTL, L’odieux Visuel. Éditions Mabelart, 2007, p.51-52) concernant le Père Samuel :

LE PÈRE SAMUEL… un personnage très attachant

Dans une de mes émissions (C’est bon pour une fois, en janvier 1995), le Père Samuel provoqua, en aspergeant d’une façon préméditée, les invités du plateau ; Tout cela grâce à un goupillon gorgé d’eau bénite.

Je m’étais énervé et avais empoigné son bras sans complaisance.

Je n’ai aucun regret par rapport à mon geste et lui non plus par rapport au sien.

Après cette émission, j’ai cherché à le connaître un peu mieux et l’ai rencontré à plusieurs reprises en privé : soit à Bruxelles, soit à Charleroi… J’ai même assisté à l’une de ses messes qu’il célèbre en latin et en français chaque dimanche ; Une messe qu’il se plaît à définir comme celle « de nos ancêtres, de tous les papes et de tous les saints et les saintes ».

Le Père Samuel est un personnage très attachant pour qui veut bien faire l’effort d’aller au-delà du vernis dont nous nous entourons tous.

Il est prêtre catholique.

Né en Orient, sa langue maternelle est l’araméen, la langue du Christ. Ayant vécu au Proche-Orient pendant 35 ans avant de s’établir en Europe, il est devenu polyglotte et familier de plusieurs cultures, dont notamment la civilisation arabo-islamique qu’il étudie depuis plus de 40 ans.

Prédicateur à la foi ardente

C’est un prédicateur. Il est un vrai zélé dont la foi ardente et son franc-parler ne laissent personne indifférent.

Il se nourrit des grands auteurs aussi bien sacrés que profanes dont il connaît par cœur des centaines de citations et qu’il cite régulièrement de mémoire lors de ses homélies et autres allocutions.

Beaucoup saluent l’œuvre sociale réalisée au quotidien par le Père Samuel qui rappelle, comme un véritable mot d’ordre, qu’il est « au service de tous, croyants ou non, gratuitement ».

Sa messe, contrairement à ce que certains prétendent, n’a rien de sectaire. Elle ressemble fortement aux offices de mon enfance. Après tout, le Père Samuel est un prêtre catholique qui manifeste régulièrement et sans détours sa fidélité au pape Benoît XVI et à la tradition bimillénaire de l’Église.

Je trouve également injuste les jugements sévères portés contre lui, notamment par une certaine presse qui ne cherche même pas à le rencontrer.

Lorsque les caméras entrent chez lui, le prisme de la critique négative est déjà enclenché : cherchant l’effet pas les faits ! En effet, les accusations de racisme dont le Père Samuel est la cible tiennent difficilement la route quand on voit le dévouement désintéressé avec lequel il reçoit quiconque sans faire de distinction quant à l’origine sociale ou ethnique, l’opinion philosophique, politique et même religieuse.

Sa générosité ne fait préférence à personne.

J’ai moi-même envoyé chez lui des gens qui ont été très heureux de le rencontrer et satisfaits de ce qu’il a fait pour eux.

Lorsque je l’interroge sur sa façon de parler des musulmans et qui pourrait être considérée comme une incitation à la haine, Il répond qu’il ne fait que lancer des mises en garde contre l’application de certains passages du Coran, telle que l’interdiction faite aux musulmans de prendre pour amis les juifs et les chrétiens qui sont notamment traités de pervers (sourate 5, v.51/56).

L’église remplie chaque dimanche

Lorsque je lui demande s’il n’a pas peur d’être considéré comme une secte, Il répond : « Au début des offices, je dis toujours : “Si quelqu’un n’est pas content, il peut partir”. » Chacun est libre, à tout moment, de rester ou de partir.

Nous sommes bien loin de l’esprit d’une secte.

Quand je lui demande d’évoquer ses passions, il en cite : trois … Le dévouement au bien de tous, la sainteté et la science. Depuis cette émission, j’ai cherché à comprendre le Père Samuel, je l’ai rencontré, ai discuté avec lui, reproché certaines prises de positions, je pense qu’il se donne avec bonté et matériel aux autres et aide avec bienfaisance son prochain. Si le Père Samuel était mauvais, je ne crois pas que son église serait remplie chaque dimanche de fidèles venus des quatre coins du pays et même de l’étranger. Il a même le sens de l’autodérision : Il aimerait être un saint. Amen, Inchallah ! Allez en Paix Père ! (pépère ! ça, c’est juste pour le jeu de mot ridicule !).

Le 7 juillet dernier, le pape Benoît XVI réhabilitait l’ancien rite dans un décret : « summorum cura » (le soin des souverains pontifes) : ce sont les premiers mots du décret du Pape libéralisant la messe tridentine. Ces nouvelles dispositions viennent abroger tous les textes antérieurs. Ainsi les baptêmes, les mariages, les enterrements se dérouleront comme avant Vatican II. Le pape encourage la création de paroisses personnelles où seul l’ancien missel aura droit de cité. L’évêque doit être simplement un modérateur de la liturgie dans son diocèse. La messe est dite pour le Père Samuel, qui doit dans son coin sourire aux anges dans sa grande barbe, car c’est exactement sa mission depuis qu’il est prêtre. Le latin est un fondement de l’église catholique. Le pape scelle en quelque sorte « la réconciliation » avec les traditionalistes.

“LE PASSÉ M’A RÉVÉLÉ LA CONSTRUCTION DE L’AVENIR” : méditation choisie par Hervé Meillon dans “Le petit livre de sagesse du Père Samuel : 52 semaines, 52 thèmes, 365 méditations quotidiennes” dont la photo ci-dessous apparaît en page 165 du livre (Mes années RTL).

 

D.H. 4-12-07  (Herve? Meillon):Mise en page 1

To top