Le Père Samuel répond à Guy Harpigny, évêque de Tournai

 

 

 

Lors de la messe de ce dimanche 14 novembre 2010, le Père Samuel s'est adressé à l'assemblée des fidèles au sujet des injonctions (ordres menaçants) que lui a envoyées l'évêque de Tournai, Guy Harpigny, quelques jours plus tôt… par voie d'huissier !!!

Cet évêque, à qui le Père Samuel avait écrit à deux reprises en 2003 pour le féliciter de son élection à l'épiscopat et pour lui demander une audience, n'a jamais répondu au Père et n'a jamais cherché à le rencontrer.

Or, voilà que ce 3 novembre 2010, un huissier, agent de l'Etat et non de l'Eglise, est venu poster dans la boite aux lettres du Père, une lettre de l'évêque Harpigny donnant au Père Samuel l'ordre de ne plus fournir aucune aide spirituelle ou matérielle aux personnes qui viennent frapper à sa porte et de les renvoyer dans leurs paroisses respectives, alors que ces personnes, qui pour certaines d'entre elles ne sont même pas catholiques, ne connaissent généralement pas le curé de leur paroisse (quand il y en a un…).

Ces injonctions et menaces de l'évêque, dignes de l'Inquisition ou d'une dictature, sont antisociales et contraires à la charité chrétienne.

En outre l'évêque somme le Père Samuel de prouver, avant la fin du mois de novembre, qu'il est bien incardiné (c'est-à-dire attaché) au Patriarcat syro-catholique (araméen) d'Antioche.
 

 

 

Voici l'attestation d'incardination et de délégation.

Attestation d'incardination et de délégation 9-11-10 D (net)

Attestation d'incardination et de délégation

 

Voici, sous forme de vidéos, la réponse du Père Samuel aux injonctions de l'évêque Harpigny :

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Père Samuel

Église Saint-Antoine-de-Padoue

1, rue des Combles

B-6061 Montignies-sur-Sambre (Charleroi)

Belgique

 

 

 

 
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  0475 /90.12.41 ( from other countries 00.32 /475.90.12.41 )

 

 

Je suis prêtre de l’Église catholique.
En Orient, il existe plusieurs communautés chrétiennes dont certaines, catholiques, reconnaissent l’autorité du Pape et d’autres, qu’on appelle orthodoxes, ne la reconnaissent pas. Chacune de ces communautés, qu’elle soit catholique ou orthodoxe, a à sa tête un dignitaire religieux appelé Patriarche.

 

 

En ce qui me concerne, je fais partie du peuple syriaque, qu’on appelle aussi araméen, un peuple qui parle la langue du Christ et des Apôtres. Le peuple araméen est partagé entre deux communautés : l’Église syro-orthodoxe, dont le patriarche réside à Damas (Syrie), et l’Église syro-catholique dont le patriarche réside à Beyrouth (Liban). Depuis le début de l’année 2009, le patriarche de l’Église syro-catholique est Sa Béatitude Ignace Youssef III Younan, nommé par le Pape Benoît XVI.

Le 29 juin 1967, j’ai été ordonné prêtre de l’Église syro-catholique au Liban, dans l’église du séminaire patriarcal de Charfet, par l’archevêque Grégoire Ephrem Jarjour, auxiliaire du patriarche et cardinal Gabriel Tappouni.

Le 23 octobre 1988, j’ai reçu la dignité de chorévêque des mains du même archevêque Grégoire Ephrem Jarjour, venu spécialement du Liban en Belgique pour l’occasion, en remerciement de l’aide que j’ai toujours apportée aux chrétiens de l’Orient et plus spécialement aux orphelins. Chorévêque, qui signifie « évêque des campagnes », est un titre encore en usage dans les Églises chrétiennes orientales et confère à celui qui le reçoit le droit de porter l’anneau, la croix pectorale et le titre de « Monseigneur », à l’instar d’un évêque.

Du 17 au 19 juin 2009, je suis allé à Rome pour y rencontrer mon supérieur hiérarchique, le Patriarche Ignace Youssef III Younan qui, à l’occasion de sa récente élection, a été reçu par le Pape Benoît XVI.

 


Le 17 juin 2009, j’ai assisté à l’audience générale du Pape Benoît XVI avec le Patriarche et toute la hiérarchie de l’Église syro-catholique. Le 18 juin 2009, sur l’invitation du Patriarche, j’ai concélébré, dans la Basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, la sainte messe catholique en langue syriaque avec plusieurs autres prêtres, 15 évêques, le Patriarche Ignace Youssef III Younan et 2 cardinaux, dont le Cardinal Sandri, représentant Sa Sainteté Benoît XVI et préfet de la Congrégation des Églises orientales. Le 19 juin 2009, j’ai pu à nouveau rencontrer plusieurs évêques et archevêques syro-catholiques dans la résidence Sainte-Marthe située au cœur du Vatican.

 

 

Un prêtre qui ne serait pas catholique, autrement dit qui ne ferait pas partie de l’Église catholique, ne serait jamais autorisé à concélébrer une messe catholique avec un Patriarche catholique, 2 cardinaux, 15 évêques et plusieurs prêtres catholiques dans l’une des plus grandes églises catholiques de Rome, la Basilique Sainte-Marie-Majeure.

De 1975 à 1990, j’ai officié en Belgique, dans le diocèse de Tournai, mais j’ai toujours dépendu du Patriarcat syro-catholique d’Antioche, au Liban, qui reconnaît l’autorité du Pape. Je fais donc bien partie de l’Église catholique orientale et les critiques de l’Évêché de Tournai à mon égard sont sans valeur. Et j’ajoute que, quand un prêtre est ordonné, il l’est pour l’éternité et personne ne peut invalider ses sacrements, pas même Dieu le Père.

Charles Clément Boniface, dit Père Samuel, prêtre catholique.

 

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