Article paru dans le journal “La Nouvelle Gazette”
du 5 février 2002.

 

À propos du Père Samuel

 

Un besoin de mystérieux

 

Parce qu’il est Carolo de souche, Hervé Hasquin se pose quelques questions à propos de ce qu’il faut appeler le « phénomène du Père Samuel ». Il se souvient de sa première rencontre avec Samuel : le saint homme était venu participer à un débat au cours duquel il avait abondamment aspergé les participants d’eau bénite, façon exorciste. Et si le Ministre-président de la Communauté française avait assisté à l’inauguration officielle de l’église de la Neuville par le Père Samuel, ce n’aurait été qu’un retour aux sources et aux racines de la famille Hasquin, originaire de ce quartier montagnard où elle parlait encore wallon.

 

Comment expliquer rationnellement l’engouement dont bénéficie le Père Samuel ?

- Je crois qu’il y a de plus en plus chez les gens un besoin de mystérieux et de sacré. Je dis depuis longtemps que c’est une des causes de la fuite des adhérents de l’Église catholique. Elle a enlevé à ses fidèles ce qu’ils appréciaient de sacré en elle : le rite, le latin auquel on ne comprenait rien mais qui chantait bien aux oreilles, par exemple. Tout ce que le Père Samuel leur rend…

Les politiques, mystérieux et sacrés ?

Quant à justifier que certains hommes politiques, dont on ignorait l’attirance pour le mystérieux et le sacré s’intéressent autant aux activités du Père Samuel, Hervé Hasquin a un grand rire, qui le secoue de haut en bas : – Ah non, là, vous ne me ferez pas dire ce que je ne veux pas dire…

« Parce qu’il rend aux fidèles le rite »…

 
NG 5 fe?vrier 2002 -Un besoin de myste?rieux:Mise en page 1

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