Lettre de J. Bourlard à M.VAN CAUWENBERGHE

 

Bourlard Johan
1080 Bruxelles
Molenbeek-Saint-Jean, le 15 janvier 2002

Monsieur Jean-Claude VAN CAUWENBERGHE
Ministre-Président de la Région wallonne
Place de Wallonie, bâtiment 1
5100 JAMBES

 

Monsieur le Ministre-Président,

 

Depuis que vous avez assisté à l’inauguration de l’église du Père Samuel, plusieurs médias ont déversé sur vous et ce prêtre des critiques parfois très mordantes, pour ne pas dire insultantes. Pour ma part, moi qui suis étudiant à l’ULB et partisan de la libre pensée, je tiens à vous féliciter pour votre attitude. Quand on connaît le Père Samuel et qu’on voit le travail social qu’il accomplit dans votre région, au quotidien, pour tous, croyants ou non et gratuitement, il est bien naturel qu’un homme comme vous aille honorer de sa présence une telle inauguration.

 

Les journalistes qui vous critiquent ne savent pas de quoi ils parlent. Ils ignorent tout du Père Samuel et racontent souvent n’importe quoi à son sujet. En fait, ils sont juges et parties. S’ils savaient le dévouement et la tolérance dont cet homme fait preuve, ils comprendraient et approuveraient votre geste. Vous, vous connaissez ses mérites et c’est pour cela que vous étiez présent. Eux, ils ne connaissent rien de lui et par conséquent, ils vous dénigrent tous les deux.

 

Les relations cordiales que vous entretenez avec le Père Samuel témoignent d’une véritable ouverture d’esprit. Et ce n’est certainement pas pour “ramasser des voix” que vous étiez présent dans son église, j’en suis convaincu. De plus, vous savez bien que si tous les prêtres étaient comme le Père Samuel, on n’aurait pratiquement plus besoin de gendarmes car nous n’aurions plus à souffrir de tant d’insécurité.

 

Ces journaux qui vous critiquent sont ceux qui prêchent à tout vent la tolérance et la liberté de pensée. Mais de quelle tolérance parlent-ils puisque quand quelqu’un essaie de se montrer ouvert, ils le fustigent ? En cette matière, je crois qu’ils devraient justement prendre exemple sur vous ainsi que sur le Père Samuel, qui ouvre sa porte à tout le monde, sans distinction de classes, de races, d’opinions ou de religions.

 

Par leur comportement réactionnaire ces journalistes se sont vraiment montrés injustes envers vous et le Père Samuel. Comme le disait Montesquieu : “Une injustice faite à une homme est une menace faite à tous”. Et comme vous le disiez vous-même, le jour de l’inauguration de l’église : “Tout ce que je déteste, c’est l’intolérance”.

 

Tous mes vœux de bonheur et de prospérité, pour vous et pour la Wallonie, et encore bravo !

 

Johan Bourlard.

Réponse de M.VAN CAUWENBERGHE

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