Représentant de Dieu

« Le prêtre, c’est le Christ – Sacerdos ipse Christus », écrit saint Augustin († 430) dans La Cité de Dieu. Il se réfère certainement à Notre Seigneur Jésus-Christ qui, s’adressant à ses apôtres, c’est-à-dire à ses prêtres, dit : « Celui qui vous écoute, m’écoute » (Evangile selon saint Luc, ch.10, v.16).

 

Catégoriquement et sans ambiguïté possible, le Christ atteste que quiconque écoute ses apôtres, autrement dit ses prêtres, l’écoute lui-même. Et pour que nous comprenions bien cette notion, il ajoute encore : « Celui qui vous reçoit, me reçoit ; celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé » (Saint Matthieu, ch.10, v.40-42). Donc, et suivant la parole de Notre Seigneur, lorsque vous écoutez et recevez le prêtre, non seulement vous écoutez et recevez le Christ, mais vous écoutez et recevez Dieu tout-puissant.

 

Par conséquent, nous pouvons dire avec le saint curé d’Ars († 1859), saint Patron universel des prêtres : « Le prêtre remplace Dieu sur la terre. » ; et avec saint Jean Chrysostome († 407) : « Celui qui honore le prêtre du Christ, honore le Christ, et celui qui outrage le prêtre du Christ, outrage le Christ. » Mais j’ajoute : à condition que le prêtre soit modèle, irréprochable et inattaquable. Sainte Catherine de Sienne († 1380) a cette phrase émouvante : « Les prêtres sont mes Christs. »

 

 

Un serviteur fidèle

 

La fidélité en soi est déjà une très bonne chose. Que ce soit la fidélité dans la vie, dans les affaires, en amitié, à certaines valeurs ou idées. Pour saint Ambroise († 397), « la fidélité est l’âme du couple. » Mais, en ce qui concerne le prêtre, la fidélité est une qualité essentielle : tant la fidélité aux commandements de Dieu qu’à ses préceptes.

 

Le prêtre n’est-il pas chargé de transmettre au peuple avec la plus grande fidélité l’enseignement légué par le Christ Notre Seigneur dans son Testament ? Les prêtres doivent d’autant plus surpasser les autres en fidélité, qu’ils leur sont supérieurs en dignité ; car rien n’est plus honteux qu’un homme d’une condition plus élevée se rende méprisable par la bassesse de ses mœurs.

 

Malheureusement l’infidélité de nos jours se propage et domine partout ; aussi bien dans la vie, dans les relations humaines et dans les couples que dans l’Eglise même ! Les prêtres infidèles, qui ne parlent plus du péché ni des commandements de Dieu, désirent voir tomber le peuple dans la corruption. Ainsi il leur sera difficilement reproché leurs mauvaises mœurs. Un voleur ne dira pas à un autre voleur : « Ne vole pas. »

 

En effet, si le peuple tombe dans le péché et se corrompt, comment pourra-t-il critiquer les prêtres ? Lorsque le prêtre marche à travers les précipices, il est tout naturel que le troupeau y tombe. Le peuple laissé dans l’ignorance ne distingue plus le bien du mal, le péché de la sainteté, la vraie religion de l’erreur. L’erreur est humaine, bien sûr, mais dit Cicéron († 43 av. J.-C.), « persister dans l’erreur est diabolique. »

 

Modèle de vertu

« En vérité, en vérité, je vous le dis : quiconque commet le péché est esclave du péché », prévient Notre Seigneur dans l’Evangile selon saint Jean (ch.8, v.34). De plus pour saint Jean (1ère épître, ch.3, v.8) : « Celui qui pratique le péché est du diable. »

 

« Je susciterai pour moi un prêtre fidèle, et qui agira selon mon cœur et mon âme », prophétise le Seigneur (1er livre de Samuel, ch.2, v.35).

 

D’autres que moi, votre serviteur le Père Samuel, sont également suscités par Dieu, au milieu du peuple, quelque part dans le monde. Nous sommes persécutés, j’en suis certain, parce que nous demeurons fidèles à notre mission sacerdotale, aux commandements de Dieu, à l’esprit de Notre Seigneur Jésus-Christ et à la conduite des âmes.

 

Puissance du prêtre

Nul ne s’arroge la dignité du prêtre, s’il est appelé et établi par Dieu. Lorsque le prêtre reçoit le sacrement de l’Ordre, par l’imposition des mains, par l’onction sainte et les paroles sacrées, il devient prêtre du Très-Haut éternellement. « Tu es prêtre éternel, selon l’ordre de Melchisédech » (Psaume 109/110, v.4 ; Epître de Saint Paul aux Hébreux, ch.5, v.6).

 

J’apprécie grandement ce qui est constant, stable et éternel ; il n’y a rien que je déteste tant que l’éphémère. Lorsque le prêtre est ordonné, il l’est pour toujours. Personne au monde ne peut lui ôter le sacerdoce. Personne, sur la terre comme au ciel, ne peut l’empêcher de célébrer les sacrements, parce que le sacrement de l’Ordre qu’il a reçu est immuable, inchangeable, éternel.

 

Pour saint Jean Chrysostome, « la dignité du sacerdoce est le plus grand de tous les biens et la plus grande de toutes les grâces, si on sait la garder pure et sans tache. » Et pour le littérateur romain Pline le Jeune († 120), « le sacerdoce est un caractère si ancien et si pieux, si sacré et si élevé, qu’on ne peut le supprimer au prêtre pendant sa vie. »

 

Valeur des sacrements

Il n’y a pas de différence entre les sacrements célébrés par un prêtre, un évêque, un cardinal ou le pape. C’est le sacrement qui est donné qui compte. Et, lorsque le sacrement est donné, personne au monde, ni au ciel ni sur la terre, ne peut l’invalider.

 

D’ailleurs, le mot évêque, dans les quatre évangiles, n’est jamais sorti de la bouche du Christ, et le mot cardinal n’existe nulle part dans la Bible. Le cardinal et l’évêque sont avant tout des prêtres.

 

Imaginons une église avec trois autels, à l’un un cardinal, à l’autre un évêque, et au troisième un prêtre comme votre serviteur le Père Samuel. Chacun célèbre une Sainte Messe, chacun consacre les Saintes Espèces, ces trois Messes ont donc la même valeur. Il en va de même pour tous les autres sacrements : le baptême, le mariage, la confession, l’extrême-onction…

 

Dieu est terriblement outragé lorsque le prêtre ne célèbre pas la Sainte Messe dignement. Il doit la célébrer avec sainteté, innocence, pureté de cœur et d’âme.

 

Messe self service

La messe qui se dit actuellement dans l’église de votre village, de votre quartier, n’a plus rien de commun avec la messe de 2000 ans que suivaient vos parents et qui est celle que je célèbre tous les dimanches devant 2000 fidèles. A présent, la messe de votre village ne dure que quelques minutes ; c’est une messe bâclée, une messe « self service », inventée de toutes pièces.

 

Reconnaissons l’arbre à ses fruits : les Eglises se vident alors que les prisons sont pleines, les vocations se tarissent et, tôt ou tard, les prêtres et les fidèles perdent la foi. Actuellement, il n’y a plus de vrais catholiques, mais seulement des catholiques « à la carte ».

 

La croix rejetée par les prêtres actuels

Le prêtre doit porter sur lui l’emblème de sa foi. Le crucifix qui pend sur sa poitrine et la croix figurant derrière lui, sur sa chasuble, rappellent continuellement la Passion du Sauveur. Notre Seigneur dit à ses apôtres, ses prêtres : « Si l’on veut venir à ma suite, il faut renoncer à soi-même, porter sa croix et me suivre. » (Saint Matthieu, ch.16, v.24).

 

Le prêtre porte la croix devant lui pour qu’il pleure ses propres péchés, il porte la croix derrière lui, pour qu’ému de pitié, il pleure aussi les péchés des hommes et qu’il n’oublie pas qu’il est médiateur entre Dieu et les pécheurs.

 

A présent, les prêtres ont honte de porter le crucifix ; souvent il n’y a même plus de croix sur leurs habits liturgiques. On dirait qu’ils ont honte d’appartenir au Christ. La sentence pour eux sera terrible, promet Jésus-Christ : « Quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Christ aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges. » (Saint Marc, ch.8, v.38).

 

Prêtres, regardez-vous vous-mêmes, vous que Dieu a initiés à ses saints Mystères, ayez pitié de votre âme et apprenez à vous connaître. Car, comme dit le philosophe grec Socrate († 399 av. J.-C.) : « Se connaître soi-même, c’est connaître l’univers. »

 

Saint Pierre, le premier pape, écrit dans sa première épître (ch.2, v.9) : « Vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple conquis, afin que vous annonciez la grandeur de Celui qui vous a appelés des ténèbres et Sa lumière admirable. »

 

La dignité des prêtres

Prêtres, soyez dignes de ce nom, ne vulgarisez pas votre sacerdoce, ne profanez pas votre mission. Soyez zélés pour la sanctification des âmes, sinon le Christ vous déshonorera. Plus vous serez jugés dignes, plus le Très-Haut exaucera vos prières. Pour le pape saint Grégoire le Grand († 604), « le prêtre est supérieur à tous les hommes par la grandeur de sa position, aussi doit-il leur être supérieur par la vertu de ses bonnes œuvres et se présenter à tous comme modèle. » Prêtres, soyez donc modèles et vous modèlerez l’univers.

 

« Il ment, dit saint Augustin, celui qui se dit prêtre et qui fait ce qui est opposé à ce caractère. » Le même saint Augustin exhorte les prêtres à ne pas tomber car, pour eux, dit-il, le châtiment sera plus grave. Et saint Jérôme († 420) ajoute : « Grande est la dignité des prêtres, plus grande sera leur ruine s’ils commettent le péché. »

 

« Que les prêtres craignent donc de pécher, qu’ils craignent davantage de désespérer, car le désespoir tue », dit Casanova († 1798). Prêtres et fidèles, méfiez-vous du désespoir, ne vous découragez pas. Luttez contre le mal, le désespoir, les tentations, le péché et le plus souvent contre vous-mêmes. Car, comme le dit Bossuet († 1704), « nos ennemis sont en nous-mêmes. »

 

L’ornement du peuple

Pour André Malraux († 1976), « le prêtre est l’homme des relations profondes. » Il se réfère en cela à l’affirmation de saint Grégoire le Grand pour qui « il n’est presque pas un acte de la vie du monde auquel le prêtre n’ait à participer. »

 

Le prêtre a été établi pour être l’ornement du peuple et pour l’édification de la sainteté. Pour saint Grégoire de Nazianze († 390), « un des buts du sacerdoce consiste à maintenir l’image de Dieu dans l’homme, si elle subsiste ; à la fortifier, si elle est affaiblie ; à la restaurer, si elle est détruite. »

 

« Le prêtre, dit saint Laurent Justinien († 1455), confère la grâce aux justes, accorde le pardon aux pécheurs, donne la force aux faibles, communique la joie à ceux qui sont dans la peine, raffermit l’espérance de ceux qui chancellent, donne la paix à ceux qui croient, la victoire à ceux qui combattent, la liberté aux prisonniers et procure le repos à ceux qui sont morts. »

 

Tout un programme !

Dans mon programme de candidature au Sénat, lors des élections législatives du 21 mai 1995 où j’ai obtenu plus de 33.000 voix de préférences, moi, votre serviteur, le Père Samuel, je proposais principalement la protection et la défense des droits des plus démunis et je m’engageais à :

 

  • Propager la tolérance entre les peuples ;

  • Protéger la famille ;

  • Donner un avenir à la jeunesse ;

  • Faire respecter les femmes ;

  • Prêcher la morale et un retour aux vraies valeurs humaines et chrétiennes ;

  • Réévaluer l’éducation des jeunes ;

  • Défendre jusqu’au bout les Droits de l’Homme ;

  • Faire respecter la dignité humaine ;

  • Supprimer l’inégalité sociale ;

  • Préserver la liberté, qui est le premier des biens de ce monde ;

  • Travailler sans relâche pour une réelle fraternité universelle ;

  • Etre présent partout où la nécessité l’exige, afin de préserver les droits des citoyens et des pauvres ;

  • Distribuer mon salaire de sénateur aux plus démunis.

 

Le père du peuple

Saint Jean Chrysostome déclare : « Le prêtre est comme le père du peuple. Il est donc convenable qu’il ait soin de tous et qu’il pourvoie aux besoins de tous, à l’exemple de Dieu, dont il tient la place. » Ces paroles attestent que, pour ce grand saint également, le prêtre remplace Dieu ici-bas.

 

« Si le sacerdoce est pur, dit-il encore, toute l’Eglise est florissante ; mais s’il est corrompu, la foi de tous se flétrit. » Pour saint Bernard († 1153), « la conduite du prêtre scandaleux est la ruine morale du peuple. » En effet, ne dit-on pas tel père, tel fils ?

 

Tolérance et miséricorde

Le prophète Osée (ch.5, v.1) adresse aux prêtres cette mise en garde : « Prêtres, écoutez, soyez attentifs, car Dieu va exercer ses jugements sur vous. » Plus que tout autre, le prêtre doit scrupuleusement veiller à respecter les préceptes de Dieu et à appliquer Ses commandements. Il doit être à l’écoute des difficultés morales, spirituelles et matérielles de chacun, croyant ou non, riche ou pauvre, jeune ou vieux ; et être particulièrement attentif aux besoins des plus malheureux, des abandonnés, des exclus et des sans-abri.

 

Il doit être tolérant et miséricordieux à l’égard de tous, les appelant à la conversion et à la pénitence. Il doit vivre au milieu du peuple, proche des préoccupations du peuple, être au service du peuple, gratuitement, non seulement en paroles mais en actes. Enfin, il doit vivre saintement, afin que ses paroles ne soient pas en contradiction avec ses actions. Il doit veiller à ne pas omettre de faire ce qu’il prêche aux autres ou à ne pas avoir la témérité d’enseigner ce qu’il ne fait pas lui-même.

 

Vierge jusqu’à la mort

Saint Augustin note que « trois choses sont essentielles aux prêtres : la virginité, le sacerdoce et le martyre. » Dieu qui est pur, aime la pureté. C’est pourquoi il a choisi une vierge, la Très Sainte Vierge Marie, dans laquelle prit chair Notre Seigneur Jésus-Christ. Le prêtre, représentant visible de Dieu sur terre, doit nécessairement mourir vierge comme son divin modèle le Christ ; le disciple doit être comme son maître (Saint Matthieu, ch.10, v.24).

 

« Le prêtre est le Christ », affirme saint Augustin. Et, puisque le Christ Notre Seigneur n’a pas fondé de famille personnelle, le prêtre non plus ne doit pas fonder de famille. La famille du prêtre, ce sont les hommes et les femmes du monde entier, sans distinction de races, de classes ou d’idéologies.

 

En un mot, puisque le Christ n’a pas couché avec des femmes, le prêtre non plus ne doit pas coucher avec des femmes. Comme je le répète souvent, le facile est vulgaire, c’est le difficile qui a de la qualité. Selon saint Isidore († 636), « le sacerdoce est un supplice et un tourment pour ceux qui n’ont pas résolu de mener une vie conforme à cet honneur. »

 

Plaire à Dieu, plutôt qu’au monde

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » dit Notre Seigneur (Saint Matthieu, ch.5, v.48). Il ne suffit pas à un homme de recevoir le sacrement de l’Ordre pour devenir un véritable prêtre, il faut encore qu’il se revête de la sainteté.

 

« Vous qui êtes prêtre, interroge saint Bernard, à qui désirez-vous plaire ? Au monde ou à Dieu ? Si c’est au monde, pourquoi êtes-vous prêtre ? Car, si vous voulez plaire au monde, à quoi sert le sacerdoce ? » Saint Paul écrivait déjà dans son épître aux Galates (ch.1, v.10) : « Si je me plaisais aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. »

 

Si le prêtre vit selon le monde, le monde se fout du prêtre ! D’ailleurs le Christ dit : « Je vous ai choisis du monde, vous n’êtes pas du monde » (Saint Jean, ch.15, v.19). Et saint Ambroise ajoute : « Comment pourrait-il servir d’exemple si sa vie n’est pas différente de celle de la multitude ? ».

 

Très souvent des fidèles venus chez moi des quatre coins du royaume pour me consulter, me disent : « Moi, aller me confesser chez les prêtres de ma paroisse, jamais ! Ils vivent dans le péché et sont corrompus ; ils n’ont pas de leçon à me donner ! »

 

On peut tout changer, sauf Dieu !

Ce n’est pas le sacerdoce ni l’Évangile qui doivent s’adapter à la société changeante, versatile, mais bien la société qui doit s’élever et s’adapter à la parole immuable, incontournable, inchangeable et éternelle de Dieu ainsi qu’à l’exigence du sacerdoce. Tout peut être modernisé sur terre, tout peut être changé, mais Dieu pas, la Vérité pas !

 

En ce début de XXIe siècle, les prêtres sont plus empressés de plaire au monde qu’à Dieu. Ils soupirent après les plaisirs terrestres : vacances, loisirs, sports, amitiés particulières ; ils cherchent à bien manger, boire, fumer, festoyer ; « ils font de leur ventre leur dieu » (Saint Paul aux Philippiens, ch.3, v.19) ; ils sont assidus à se trouver sur les places publiques, ils sont rarement à l’église, ils ont peu d’empressement à relever les fautes des pécheurs. Or, comme le dit Cicéron, « qui n’empêche pas le mal, le favorise. »

 

Églises fermées

Si les églises sont devenues inaccessibles, c’est voulu. Les prêtres prétextent les vols pour fermer les églises aux fidèles. Pourtant, si l’église est sacrée et protégée par son saint Patron, personne ne peut y commettre de vol.

 

Mais comment voulez-vous qu’il n’y ait pas de vol quand l’église est profanée par des concerts païens ou des manifestations théâtrales. Par exemple : une église à Soignies (Hainaut) est devenue une discothèque, une autre à Bruxelles un garage, alors qu’une chapelle de Woluwé (région bruxelloise) a été transformée en salle de body building !

 

Sainteté du prêtre

Saint Denys l’Aéropagite, mort martyr au Ier siècle, déclare : « Il n’est pas prêtre, celui à qui manquent les qualités sacerdotales. » Saint Augustin ajoute : « La perfection, la sainteté, la chasteté, la pureté doivent se refléter dans le prêtre comme dans un miroir. L’homme de Dieu, ne doit jamais avoir une conduite scandaleuse. En effet, si le prêtre est mauvais, il n’y a pas au monde de bête plus cruelle que lui. Par contre, s’il est saint, s’il est modèle, c’est la meilleure des créatures qui existe. »

 

Saint Bernard s’adresse au prêtre en ces termes : « Non, ce n’est pas dans le nom de prêtre que consiste votre dignité ; non, dis-je, dans le titre mais dans une pieuse conduite ; non dans le mot de prêtre, mais dans votre mérite ; non dans votre ministère, mais dans votre sainteté. »

 

Le prêtre doit donner le goût et le bon sens au monde, ainsi que le recommandait le Christ à ses apôtres, ses prêtres : « Vous êtes la lumière du monde, vous êtes le sel de la terre » (Saint Matthieu, ch.5, v.13-14).

 

Au jugement dernier

« Je ne pense pas, poursuit saint Grégoire, que jamais il ne puisse être causé un plus grand préjudice que celui qu’occasionnent les prêtres quand Dieu tolère et voit que ceux qu’Il a établis pour la correction des autres, donnent eux-mêmes l’exemple de la corruption. »

 

« Que le prêtre sache bien, précise saint Antoine Abbé († 356), qu’en acceptant le sacerdoce, ils ont contracté l’obligation de vivre convenablement et qu’ils n’ont pas la liberté de se livrer au péché. »

 

Or, que constatons-nous aujourd’hui ? La corruption la plus abominable et la plus scandaleuse envahit l’Eglise : le cardinal démissionne pour cause de pédophilie, l’évêque parce que sa maîtresse est enceinte, le prêtre est traîné devant les tribunaux et condamné à cause de son immoralité. « Malheur à celui par qui le scandale arrive », avertit le Seigneur (Saint Luc, ch.17, v.1).

 

Saint Denys clame : « Terrible est la condamnation des prêtres négligents et charnels » et saint Jean de la Trinité († 1519) annonce : « Horrible est leur mort. »

 

Que feront-ils, que diront-ils ces prêtres, au jour du Jugement dernier, eux qui ont accepté l’ordre de la prêtrise et qui ne rougissent pas de leur vie de désordre. Ils n’ont même pas honte de leur propre honte. « Ayez, dit saint Augustin, honte de votre honte ! »

 

Pour saint Isidore, « le mauvais prêtre rendra le compte le plus sévère de sa vie et sa peine et son châtiment seront d’autant plus grands qu’il aura été auparavant revêtu d’un plus grand honneur. » Il est des prêtres tellement pervers qu’on se demande comment ils osent se présenter à l’autel de Dieu pour y célébrer le Saint Sacrifice de la Messe.

 

Non, vraiment, il n’est pas prêtre, celui qui ne vit pas selon la dignité du prêtre. Et, les fidèles sans prêtre, sont comme des aveugles sans guide.

 

Idolâtrie et déshonneur

Le saint curé d’Ars va même plus loin en disant : « Laissez un village sans prêtre pendant vingt ans, on y adorera les bêtes. » Un prêtre corrompu ne sait bien évidemment plus donner de leçon à personne. « En effet, dit le pape saint Innocent III († 1216), comment défendre aux laïcs de commettre l’adultère si le prêtre commet la fornication ? Le prêtre est responsable d’autant de morts qu’il donne au peuple plus d’exemples de perdition. »

 

Saint Ignace d’Antioche, mort martyr en 107, et pour qui « le sacerdoce est la réunion de tous les biens qui se trouvent dans un homme », précise : « Le prêtre qui se déshonore, déshonore Dieu et le Seigneur Jésus-Christ. » De quel honneur, de quelle considération les prêtres ne sont-ils pas dignes ? Car c’est à eux qui habitent la terre et y font leur demeure, qu’a été confiée la gestion des choses du ciel ; c’est à eux qu’a été donné un pouvoir que Dieu n’a pas voulu communiquer même aux anges et aux archanges. « Vous auriez deux cents anges là qu’ils ne pourraient pas vous absoudre » dit le saint curé d’Ars.

 

Des femmes prêtres

« Pourquoi pas de femmes prêtres ? » me demandent quelquefois des fidèles. « La femme est l’avenir de l’homme », disait Aragon († 1982), et « le salut du monde est entre ses mains », disait Tolstoï († 1910).

 

Personnellement, j’aimerais assez que les femmes puissent être ordonnées prêtres. Cependant, ce n’est pas moi qui décide, c’est le Christ, fondateur de notre religion. Or si nous consultons Notre Seigneur Jésus-Christ, nous voyons qu’il n’a pas appelé de femmes à la prêtrise, pas même Sa Très Sainte Mère, la Vierge Marie, ni les saintes femmes qui le suivaient. Voilà pourquoi il n’y a pas et il n’y aura jamais de femmes prêtres au sein de l’Eglise catholique.

 

Le prêtre, plus grand que les anges

« C’est parce qu’il a le pouvoir de décider des choses du ciel, dit saint Jean Chrysostome, que le trône du prêtre est placé dans les cieux. » La dignité des anges s’efface devant celle du prêtre, ils s’inclinent devant lui en suppliant, leur ambition est de le servir avec crainte, et c’est pour eux un grand bonheur et un grand honneur.

 

Saint François d’Assise († 1226), qui n’était pas prêtre mais simple frère, confie : « Pour moi, si je voyais sur mon chemin un prêtre et un ange venir, je me porterais plutôt vers le prêtre, pour vénérer ses mains qui honorent Dieu, que vers l’ange. »

 

En effet, il appartient aux prêtres et non aux anges, aux archanges, aux prophètes, aux saintes et aux saints, d’opérer la transsubstantiation (changement du pain et du vin au Corps et au Sang de Jésus-Christ), de communiquer Dieu aux mortels, de réconcilier par Dieu lui-même Dieu avec l’univers.

 

« Si l’on comprenait qui est le prêtre, dit le saint curé d’Ars, on en mourrait d’amour, car d’un morceau de pain il fait un Dieu. » Le prêtre est donc plus grand que les anges, les archanges, les prophètes, les saintes ainsi que les saints non prêtres. Le prêtre, qui est le pasteur des âmes qui lui sont confiées, enseigne gratuitement aux fidèles la sainteté et la justice, cherche la brebis égarée, même au milieu des loups.

 

Grandeur du sacerdoce

Chateaubriand († 1848), dans le Génie du Christianisme, écrit : « Il faut qu’un prêtre soit un personnage tout divin, il faut qu’autour de lui règnent la vertu et le mystère. » La charge sacerdotale est considérable. Le prêtre a le devoir d’être pour les autres un modèle qu’ils doivent observer, afin qu’il élève leur âme par les bons exemples qu’il leur donne ; il doit être prudent dans ses paroles et courageux dans ses œuvres.

 

Pour ma part, le nom du sacerdoce est tellement saint qu’il ne souffre pas d’être souillé de la moindre tache d’aucun vice. Dans le merveilleux livre de l’Imitation de Jésus-Christ, saint Thomas a Kempis († 1471) dit au prêtre : « Voici que vous avez été fait prêtre et consacré pour célébrer le saint sacrifice de la Messe et les sacrements ; faites maintenant en sorte d’offrir dévotement et fidèlement à Dieu en son temps le saint sacrifice, et de vous montrer vous-même irrépréhensible. Vous n’avez pas allégé votre fardeau, mais vous vous êtes soumis à une plus étroite discipline et vous êtes tenu à une plus grande perfection de sainteté. »

 

Diplômes du prêtre

Pour être prêtre, nul n’a besoin de diplôme universitaire. Les apôtres choisis et ordonnés prêtres par Notre Seigneur Jésus-Christ étaient des hommes très simples. Les trois diplômes indispensables au prêtre sont : la sainteté, la foi, la pauvreté. Celles-ci, avec l’aide du Saint-Esprit, confèrent au prêtre un pouvoir énorme, une force terrible.

 

Le prêtre est un autre Christ – Sacerdos alter Christus – ayant même pouvoir de sauver, de pardonner, de guérir. Les prêtres ne sont rien personnellement mais « peuvent tout en Celui qui les fortifie, ce n’est pas eux qui vivent mais c’est le Christ qui vit en eux » (Epître de saint Paul aux Galates, ch.2, v.20). D’ailleurs, le Christ déclare à ses apôtres, ses prêtres : « Quand vous parlerez, ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint » (Saint Marc, ch.13, v.11). Voilà le secret de leur force.

 

Les prêtres donnent Dieu et pardonnent à qui ils veulent, ils commandent aux démons, ils jugent même les anges (Saint Paul, 1ère épître aux Corinthiens, ch.6, v.3) ; et s’ils sont modèles, ils ont, à leur insu, même sur les incroyants, une influence énorme ; ils commandent aux esprits mauvais, aux forces maléfiques ; ils commandent à toutes les créatures au ciel et sur la terre, par la foi et la prière, et s’ils le veulent, la douleur et la maladie cèdent sous leur vouloir divin. Les prêtres ont toute puissance par le Christ. S’ils se rappellent leur mission sublime, s’ils usent de leur pouvoir, ils font des prodiges dans les âmes et dans les corps.

 

Exorcismes et guérisons

Personnellement, moi votre serviteur le Père Samuel, je guéris beaucoup de malades et je chasse beaucoup de démons, conformément aux ordres que le Christ a donné à ses apôtres, les prêtres : « Imposez les mains sur les malades et les malades seront guéris » (Saint Marc, ch.16, v.18) ; « Guérissez les malades, chassez les démons, purifiez les lépreux, vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Saint Matthieu, ch.10, v.8).

 

Tous les jours, j’accueille chez moi gratuitement des malades, des possédés, des personnes à problèmes, et je me mets à leur service comme mon divin modèle le Christ, en disant : « Venez à moi vous tous qui souffrez, et je vous donnerai le repos » (Saint Matthieu, ch.11, v.28).

 

Pardonnés, blanchis et libérés

Prêtres, convertissez-vous ! Purifiez-vous ! Redevenez des Christs à qui le peuple redemandera de prier, de bénir leurs personnes, leurs familles, leurs maisons, leurs champs, leurs bêtes, leurs objets, le sel, l’eau, le pain, l’huile, afin d’être sanctifié et protégé, et de lui conférer les sacrements.

 

Avant la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’humanité repentante s’adressait directement à Dieu pour obtenir le pardon de ses fautes et de ses péchés, et Dieu l’accordait. Il n’en va plus de même depuis la venue du Christ Notre Seigneur. Celui-ci en effet donne à ses apôtres, les prêtres, le pouvoir de remettre les péchés : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Saint Jean, ch.20, v.22-23). Les pécheurs doivent donc obligatoirement passer par le prêtre pour obtenir la rémission de leurs péchés et être ainsi pardonnés, blanchis et libérés.

 

Le pouvoir du prêtre s’étend non seulement sur la terre mais aussi dans le ciel : « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel » (Saint Matthieu, ch.16, v.19).

 

L’Eglise contre Satan

« Quel pouvoir divin ! Quel merveilleux moyen de guérison lorsqu’on sait que bon nombre de maladies viennent du péché et de la sexualité », écrit saint Bonaventure († 1274). Certaines maladies viennent aussi du démon. Tous les fléaux, toutes les calamités, les guerres, viennent de l’Ennemi c’est-à-dire du diable, de Satan. L’Eglise a été fondée par Jésus-Christ pour miner l’œuvre satanique et, telle une arche, pour conduire le peuple de Dieu, contre vents et marées, sur le chemin du salut éternel.

 

Saint Pierre, Oriental et premier pape

L’Eglise catholique est fondée sur saint Pierre, un Oriental, chef des apôtres et premier pape. C’est à saint Pierre que le Christ confie d’abord le pouvoir spirituel pour la sanctification des âmes. Et comme je le dis souvent, là où est le pape, là est l’Eglise. C’est pourquoi moi, votre serviteur le Père Samuel, je suis entièrement avec la papauté en général et Sa Sainteté Jean-Paul II en particulier.

 

Le premier pape, saint Pierre, était oriental. Il est venu de l’Orient et a fondé la papauté à Rome. Tous les apôtres, la Très Sainte Vierge Marie et Notre Seigneur Jésus-Christ étaient orientaux.

 

Une seule Eglise

Le Christ a déclaré à saint Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. » (Saint Matthieu, ch.16, v.18). Le Christ a bien dit « mon Eglise » et non pas « mes Eglises ». Le Christ a parlé au singulier et non pas au pluriel. Par conséquent, l’Eglise fondée par Jésus-Christ doit être une, sainte, catholique et apostolique.

 

Le démon, le diable, l’Adversaire infernal, Satan, est chassé de l’âme, des corps et de toute chose créée, par le prêtre, au nom de Jésus-Christ, au moyen du signe de la croix, de l’eau bénite, du sel, du saint chrême et de l’imposition des mains. Actuellement, Satan est déchaîné et ravage la terre, car les prêtres ont démissionné. Ils ne croient plus en Dieu mais en l’homme mortel, ils abandonnent le peuple des fidèles qui se tournent vers les sectes et se perdent.

 

Depuis plusieurs années, les prêtres modernistes, en blouson et pantalon jeans, ont perdu leur identité. Habillés comme tout le monde et vivant comme tout le monde, ils ne sont plus la lumière qui doit éclairer tout homme ici-bas, ils ne sont plus le sel de la terre. Ils ne sont plus les soldats du Christ, mais ils sont devenus des citoyens du monde.

 

Avis de François Mauriac († 1970)

« Ah, comme j’écouterais les prêtres s’ils me parlaient du Fils de Dieu, non pas en sociologues, non pas en théologiens, mais comme ceux qui voient, qui touchent le Christ ressuscité », écrit François Mauriac.

 

Appel à la conversion

Peuple de Dieu, croyant ou non, gardez confiance, prenez courage. Jésus-Christ est venu pour les pécheurs, bien sûr, mais à condition que les pécheurs se convertissent. En effet, dans l’Evangile selon saint Matthieu (ch.9, v.13), le Christ proclame : « Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs. »

 

Je lance un appel à tous les dignitaires de l’Eglise, aux évêques, aux prêtres, aux fidèles : Convertissez-vous, confessez-vous, changez votre vie pour le bien et « Aimez-vous les uns les autres saintement » (Saint Jean, ch.13, v.34). Et comme le dit encore Notre Seigneur à la femme adultère (Saint Jean, ch.8, v.11) : « Je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus. »

Ainsi soit-il.

Père Samuel

 

« Le prêtre n’appartient à personne, sauf à Dieu »

(Balzac, † 1850)

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