Un Vrai Prêtre

 

Les nombreux témoignages de fidèles et sympathisants du Père Samuel repris dans la rubrique “Témoignages”, peuvent se résumer en une seule phrase : « Il s’agit d’un VRAI prêtre ».

Un Vrai Prêtre Cela veut-il dire que les autres membres du clergé ne sont pas dans la vérité ? Peu m’importe la réponse, je n’ai pas à juger de cette situation quand bien même je constate que les églises se vident de plus en plus au fil des ans…

À vrai dire, ces témoignages ont permis de m’interroger davantage sur cet aspect particulier du Père Samuel : celui de perpétuer les rites en usage dans l’Église avant Vatican II. Car, ne nous y trompons pas, au-delà du charisme du Père Samuel, de son indéniable action sociale en faveur des plus démunis dans notre société, c’est aussi parce qu’il porte la soutane, organise des processions, donne à la prière sa véritable dimension…, qu’il interpelle autant de gens. De la sorte, il fait revivre le rite eucharistique originel.

Tous les auteurs en matière de science des sacrements sont unanimes : le rite oriental, qui est le plus anciennement connu, est le plus proche du rite eucharistique originel. Or, le Père Samuel est originaire d’Orient. Il n’y a donc pas de hasard !

Au fil du temps, les liturgies ont évolué. Pensons à celle de saint Jean Chrysostôme qui diffère de manière sensible dans sa structure par rapport aux anciens rites eucharistiques catholiques occidentaux. Ainsi, on y trouve une place prépondérante à la prière qui, par les temps modernes, tend à être banalisée ou détournée de sa destination naturelle : celle de s’adresser à Dieu ou à un saint pour exprimer sa vénération ou son adoration.

Le Père Samuel voue une grande admiration à saint Jean Chrysostôme et ne cesse de clamer : « Priez ! ». Ici aussi, il n’y a pas de hasard.

♦ Un rite sacré
 

◄ Le Père Samuel encense l’Église et les fidèles.
Un Vrai Prêtre À travers mes nombreuses lectures et recherches nécessaires à la rédaction de plusieurs livres consacrés aux Bâtisseurs de cathédrales, à la Tradition et aux rites initiatiques, je me suis penché à plusieurs reprises sur le Sacrement de l’Eucharistie, plus communément appelé la Messe.

Souvent, dans ces écrits, il est question d’acte « magique » (dans le bon sens du terme) à propos de la Messe. En cherchant de manière plus structurée dans la littérature dévolue à ce sujet, je comprends mieux à présent le désarroi des catholiques contemporains complètement désemparés face à la messe célébrée selon les instructions de Vatican II.

Pour avoir assisté à diverses messes « modernes », c’est le jour et la nuit avec ce que j’ai connu il y a une quarantaine d’années. C’est comme si on passait de la Lumière à la pénombre (pour ne pas dire aux ténèbres). Où sont donc passés les messages, les vibrations, les énergies qui se dégageaient de pareille célébration ? La Messe, moment essentiel et privilégié dans la vie du catholique, est donc un acte sacré basé sur un rituel où chaque mot, chaque geste, chaque vêtement, chaque objet, trouvent leur signification : celle de la Parole du Divin.

À travers divers exemples, je veux montrer combien il est important de perpétuer ce rite sacré tellement galvaudé depuis quelques décennies et le rappeler à travers certains « détails » significatifs qui font la différence entre un symbolisme de pacotille et un symbolisme réel basé sur des traditions ancestrales, parfois insufflées par l’Esprit-Saint.

♦ Exemples et « détails » significatifs

L’eau bénite : pour la « fabriquer », le prêtre prend de l’eau et du sel purs, il procède ensuite à leur démagnétisation afin de les débarrasser de toutes influences extérieures, enfin il les charge de sa force spirituelle et les mélange.

► Le Père Samuel exorcise et bénit de nombreuses bouteilles d’eau (photo de gauche) et du sel (photo de droite) qui seront distribués gratuitement aux fidèles.

Un Vrai Prêtre Un Vrai Prêtre
Quel est le prêtre moderne qui prend encore la peine d’agir de la sorte ?

Les cierges : en consultant des albums de photos appartenant au Père Samuel, j’avais été frappé par un cliché montrant tous les célébrants d’un office et les nombreux fidèles tenir un cierge allumé à la main. Ces centaines de personnes donnaient l’impression d’être habitées par la Lumière. Comment, dès lors, ne pas faire le rapprochement avec cette analyse de la lumière et du feu : « Ils sont, pour ceux qui savent s’en servir, de puissants facteurs de communication avec les mondes supérieurs ». Avec le Divin, en somme.

Avoir redonné aux cierges leur signification essentielle est la preuve d’une grande érudition et d’une connaissance approfondie du symbolisme sacré. On est loin, très même, des forêts de cierges qui brûlent « sans âme » (ou alors, si peu) à Fatima, Lourdes, Beauraing et Banneux. En effet, allumer un cierge équivaut à une prière pour maintes personnes. C’est une erreur ! À vrai dire, un cierge sert de « canal » à la prière et n’est pas une fin en soi. Pour ce faire, les chandeliers doivent être consacrés. Ce rituel permet d’introduire des vibrations particulières aidant la transmission de la prière vers le Tout Puissant.

La soutane : de nombreuses critiques ont été formulées au sujet du port de la soutane. Pourtant, si la symbolique de ce vêtement sacerdotal était mieux connue, les critiques n’auraient plus lieu d’être proférées en ce domaine.

La loi de Moïse aurait fourni des instructions précises quant aux vêtements ecclésiastiques et l’Église des premiers siècles jugea que les offices divins méritaient une tenue autre que l’habit civil. Ce double rappel historique me permet de dégager la raison majeure de l’existence de pareil vêtement : celle d’accueillir les forces sacrées -la Puissance de Dieu- qui doivent le pénétrer et l’habiter de manière permanente.

La soutane se veut donc un habit distinguant le prêtre du laïc permettant au premier cité d’être chargé du magnétisme divin, cette sorte de lien qui lui a été transmis lors de l’ordination.

En résumé, le vêtement sacerdotal a deux fonctions : la première est celle de protéger celui qui le porte des influences négatives et la deuxième de lui permettre de conserver les forces sacrées et de les redistribuer. Tant la soutane que la cotte, l’étole que le surplis, la chape que l’aube, sont chargés de symboles qui en font des « outils » favorisant la communication divine.

Ainsi, la littérature spécialisée (« La Science des sacrements » aux Éditions Saint Alban, 1978, par exemple) nous apprend que « la force qui s’accumule sous le surplis, pendant un service, s’élance par l’encolure et est attirée par la croix en métal fixée au milieu de l’étole. De là elle s’écoule le long des deux pans de l’étole jusqu’aux extrémités, où elle forme un vortex (tourbillon dans un fluide) autour de chacune des croix qui s’y trouvent. Puis de là elle rayonne sur les fidèles par des franges de métal ».

La croix de l’étole a aussi fait l’objet d’expériences et a démontré que ce type de symbole est le plus adéquat pour la concentration et même pour la distribution de la force. Je vous cite deux autres exemples pour mieux illustrer cette symbolique :

La chape : la large bande de métal de la chape agit comme une immense étole, sauf que les forces qu’elle recueille, soit pendant que le prêtre marche en procession, soit lorsqu’il se tient face à l’autel, montent vers les épaules, redescendent dans le chaperon et de là rayonnent sur les fidèles. Lorsque le prêtre se tient en face des assistants, le chaperon absorbe la force venant de l’autel, laquelle descend ensuite le long des orfrois et rayonne vers les fidèles par l’extrémité inférieure des bandes de métal.
 

◄ Le Père Samuel bénit les fidèles avec l’ostensoir lors de la fête du Saint Sacrement ou Fête-Dieu en l’Église de Saint-Antoine de Padoue à Montignies-sur-Sambre (Charleroi / Belgique).
Un Vrai Prêtre L’aube : chaque fois que le prêtre touche l’Hostie ou le Calice, la force qui s’en échappe monte le long de ses bras, sous l’aube de toile, et s’écoule par l’encolure, où elle est captée par l’amict et l’étole et conduite dans des canaux qui la déversent sur les fidèles. Ces canaux sont les extrémités de l’étole et les orfrois de la chasuble. La ceinture empêche que cette force ne descende plus bas. D’autres forces, provenant de la partie inférieure de l’autel, passent par l’ornement en dentelle du bas de l’aube qui se trouve le plus proche de l’autel, font le tour de l’aube, par-dessous, et rayonnent sur les fidèles à travers l’autre ornement.

En écrivant plusieurs ouvrages traitant du symbolisme, j’ai également découvert l’importance de l’autel, celle de la gestuelle du prêtre, celle des encens et des cierges… et en assistant à l’une ou l’autre célébration « moderne » je me suis dit que Vatican II avait souvent cassé le lien symbolique qui était tissé entre la terre et le Divin.

Les Bâtisseurs du Moyen Age qui ont érigé les plus vibrants (le mot est choisi) édifices à la gloire de Celui-ci, étaient à l’écoute des Sages et élevaient leurs constructions en fonction de l’Harmonie divine. À la cathédrale de Laon (France), j’ai eu le plaisir de retranscrire le dialogue entre M. Jean Hani, professeur à l’université de Picardie et un visiteur :

- Dans une cathédrale comme dans une chapelle de campagne du Moyen Age, tout a un sens. Tout y est symbole : l’église est une image de l’Univers du Ciel et de la Terre et un reflet de la Jérusalem Céleste.

- Pourquoi cette ambiance ? Pourquoi cette beauté ?

- Parce qu’une cathédrale n’est pas un endroit ordinaire. Elle reflète l’Harmonie divine. Rien n’est laissé au hasard. Les cathédrales sont bâties dans les moindres détails pour être des instruments de prière. Elles sont des outils de recueillement et de transfiguration.

- Pourquoi cette discrétion sur l’identité de leurs bâtisseurs ?

- Parce que les Maîtres d’œuvre des cathédrales étaient comme des peintres d’icônes. À travers ces symboles et des formes visibles, ils cherchaient seulement à faire pressentir des vérités universelles et invisibles. Ainsi, quand un fidèle entre dans une cathédrale par le portail de l’Ouest, il quitte symboliquement le couchant, le pays de l’ombre, le monde profane. Il entre dans un espace sacré.

Ainsi, cercles et sphères symbolisent le Ciel. Carrés et cubes représentent la Terre. Toute l’architecture sacrée dérive de ces figures de base.

- Pourquoi les portails des cathédrales sont-ils si magnifiquement décorés ?

- Parce que le portail s’identifie au Christ en vertu de la parole de l’Écriture : « Je suis la Porte ».

- Revenons à cette fin de vingtième siècle : quel attrait peuvent encore avoir les cathédrales ?

- Les cathédrales offrent émerveillement et beauté. L’homme moderne est seul : il est coupé du Cosmos. Il n’est plus en symbiose avec la Nature, et c’est pourquoi son instinct religieux s’étiole. L’art sacré des cathédrales peut cependant l’aider à retrouver une conscience plus globale de l’Univers.

- Une conclusion ?

- Les Bâtisseurs et les Théologiens du Moyen Age voulaient montrer que toutes les choses étaient harmonieusement reliées entre elles par des rapports d’analogie, du plus petit brin d’herbe jusqu’à Dieu. Pour eux, le monde entier était un symbole de Dieu.

En coupant l’homme du symbole sacré, Vatican II l’a coupé de Dieu en sorte !

♦ Un exemple à suivre.

En vous proposant dans ma préface ces divers aspects trop méconnus du catholique contemporain -a fortiori des jeunes !- je voulais tout simplement rendre au Père Samuel ce qui lui appartenait face aux mensonges éhontés dont il a été l’objet. Bien que je ne partage pas toutes ses idées, je tenais à démontrer que son obstination à célébrer la Messe dans un rite en vigueur avant Vatican II ou porter la soutane, ne m’est jamais apparue comme une rébellion à l’encontre de Rome, mais comme le prolongement d’un rituel sacré insufflé à certains Sages par le Divin.

Ne serait-ce qu’à ce titre là, le Père Samuel est un exemple à suivre.
 

Pierre Guelff, journaliste et écrivain franc-maçon.

 

► Des centaines de fidèles lors de la Sainte Messe catholique en latin et en français célébrée par le Révérend Père Samuel à l’Église Saint-Antoine de Padoue à Montignies-sur-Sambre (Charleroi / Belgique).
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