Dieu a dit : « Tu ne tueras point » (Exode 20, 13). Si le monde était véritablement chrétien, nous n’aurions ni viol, ni meurtre, ni avortement. Malheureusement, les gens sont abandonnés à leurs caprices et à leur sexualité précoce et épileptique.

Il arrive parfois que des parents viennent chez moi en me disant que leur fille ne dort plus depuis qu’elle a avorté. Elle se demande où est son enfant et elle désire le rejoindre. Ses parents l’amènent chez moi en me demandant de la consoler. Je dis alors à cette jeune femme :

« La société vous a trompée et les femmes qui manifestaient pour la liberté de disposer de votre propre corps, n’étaient pas vos amies mais vos pires ennemies. En effet, ce sont ces femmes-là qui vous ont incité à coucher avec n’importe qui. Leur but était de vous corrompre. Le fautif est celui qui vous a incité au mal. Jésus-Christ vous dit : “Je ne te condamne pas mais désormais ne pêche plus” (S. Jean, 8, 11).

Jésus-Christ est miséricordieux : il vous pardonne comme il a pardonné sainte Marie Madeleine, qui s’était prostituée, et comme il a aussi pardonné saint Paul, qui était persécuteur de chrétiens, et saint Pierre qui avait renié le Christ. Les enfants dont vous avez avorté sont aujourd’hui comme des anges dans le ciel. N’ayez pas peur dès maintenant. Changez votre vie pour le bien, corrigez-vous. Votre vie commence aujourd’hui. Je vous donne le pardon au nom de Jésus-Christ Notre Seigneur. Hier vous étiez quelque chose mais à partir de maintenant vous êtes quelqu’un. »

 Le lendemain les parents me téléphonent en me remerciant. Leur fille a bien dormi et est maintenant soulagée. Je suis en parfait accord avec notre regretté pape Jean-Paul II qui, dans son encyclique (lettre aux évêques) Evangelium vitae, a pris la défense des enfants à naître et s’est fermement opposé à l’avortement. À ce sujet, le Conseil pontifical pour la famille a résumé l’opinion du pape dans un Lexique des termes ambigus et controversés (Pierre Téqui, Paris, 2005, p.53), dont je cite ici quelques extraits :

 « Aujourd’hui l’avortement n’est plus seulement une habitude ; il fait partie, dans certains systèmes juridiques, du droit des femmes. Le droit à l’avortement est désigné de différentes façons pour dissimuler sa nature véritable. Cette vérité est simple mais cruelle : sous diverses appellations, il s’agit toujours du meurtre d’un enfant conçu et la destruction de sa vie. […]

L’avortement dissimulé sous des concepts apparemment neutres permet à la société de s’y habituer. L’expression “interruption de grossesse” n’a pas la même portée que “meurtre de l’enfant conçu”. Aucun terme utilisé ne peut pourtant changer ni la réalité ni la vérité sur le droit à l’avortement et sur l’avortement lui-même qui est le meurtre délibéré et direct d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. […]

 En reconnaissant le droit à la vie et en le reconnaissant comme droit naturel, la communauté internationale a assumé l’obligation de sa défense et l’interdiction de légaliser la violation de ce droit. En acceptant le droit à l’avortement on inverse ce principe : on crée pour la femme le droit de tuer l’enfant conçu et on protège cet acte. De cette manière, on admet non seulement une exception dans le droit naturel à la vie de chaque être humain mais on accepte aussi l’existence de catégories d’êtres humains auxquels l’État peut refuser ce droit. […]

Toutes ces tentatives apparaissent de façon évidente, surtout dans les actions menées contre la famille par les Nations unies et par quelques autres pays. On vise la destruction de la famille, on veut changer son modèle et ses fonctions naturelles : on cherche en outre à la priver de ses droits de communauté de personnes fondée sur l’union de l’homme, de la femme et des enfants. La famille est présentée comme une institution qui limite la liberté des personnes qui la composent. »

Au sujet de l’avortement, je suis également d’accord avec Mère Teresa (Skopje, Macédoine 1910 – Calcutta, Inde 1997) quand elle déclare : « L’avortement généralisé est la catastrophe la plus effroyable de notre époque. » Je tiens à préciser que Mère Teresa, qui a reçu le Prix Nobel de la paix en 1979, était une religieuse missionnaire en Inde d’origine albanaise. Elle appartenait à une des rares familles catholiques d’Albanie, pays le plus pauvre d’Europe envahi par les musulmans ottomans au XIVe siècle et aujourd’hui islamisé à plus de 70 %.

Il est vrai que l’avortement est une véritable catastrophe puisque, selon les statistiques (voir Quid 2006, p.1443), ce sont 46 millions d’enfants qui, chaque année, sont tués dans le ventre de leurs mères. À titre de comparaison, la Seconde Guerre mondiale, qui a duré cinq ans et qui a été la guerre la plus meurtrière de l’Histoire, a fait 50 millions de morts. Si les peuples européens continuent cette autodestruction et cette haine de soi, ils finiront tôt ou tard par être remplacés par les peuples qui sont en train de conquérir l’Europe démographiquement, je veux parler des peuples musulmans.

Père Samuel,

prêtre catholique 

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