Dans la Genèse (2, 18) nous voyons que Dieu a créé la première famille en donnant une compagne au premier homme, Adam. Soit un homme pour une femme. Et non une femme pour une femme ou un homme pour un homme. Dès le commencement, Dieu a exalté la famille et non l’homosexualité à laquelle il a d’ailleurs réservé un sort terrible en détruisant Sodome et Gomorrhe (Genèse, 18 et 19).

Qu’est-ce qu’une famille et comment doit-elle être ?

Je suis tout à fait d’accord avec Honoré de Balzac († 1850) lorsqu’il dit que « la famille est la base de la société. »

La première forme de société constituée par l’homme et sa femme, pour qu’ils s’entraident mutuellement dans le cours de cette existence terrestre, a été fondée ainsi par Dieu même, sur la base inviolable de l’unité et par-là de l’indissolubilité du mariage.

Notre Seigneur Jésus-Christ fait également l’éloge de la famille quand il proclame l’indissolubilité du mariage : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » (saint Matthieu, 19, 6). Dieu a formé l’homme et la femme tous deux de la même chair pour établir et leur enseigner cette grande loi de l’unité de volonté et d’amour qui doit les conduire côte à côte à travers les devoirs d’ici-bas vers leurs éternelles destinées. Aussi il y a un mot qui résume tous les devoirs, tous les bonheurs de la vie conjugale : unité, union !

Après avoir ainsi établi la sainte alliance entre l’homme et la femme, Dieu les bénit tous deux, marquant ainsi l’égalité totale de l’homme et de la femme, et leur dit : « Croissez et multipliez-vous » (Genèse, 1, 28). La famille ne doit pas avoir peur de croître et de se multiplier parce que l’enfant est le père de l’homme. S’il n’y a pas d’hommes, il n’y a pas non plus de sociétés, et s’il n’y a pas de sociétés, il n’y aura pas de nations.

Il existe aujourd’hui un véritable complot dont le but est de supprimer les nations européennes au moyen de la stérilisation des femmes (pilules contraceptives, avortements…) et de l’exaltation de l’homosexualité. Cette population européenne affaiblie se verra bientôt remplacée par une autre, je parle ici des peuples musulmans qui sont en train d’envahir l’Europe, par vagues, depuis une trentaine d’années. C’est un complot bien préparé –téléguidé sans rien brusquer– par nos gouvernements athées agissant avec la complicité de l’Église moderniste et des pays musulmans. À ce sujet, il faut lire l’excellent livre de BAT YE’OR, Eurabia, Éditions Jean-Cyrille Godefroy, 2006.

Une famille solide doit avoir deux principes : premièrement de bonnes mœurs, ensuite la pratique de la religion chrétienne non seulement en paroles mais aussi en actes. Notre Seigneur Jésus-Christ nous met en garde contre la division de la famille (saint Matthieu 12, 25). Car tôt ou tard « une famille divisée contre elle-même ne peut subsister », elle connaîtra le désordre, la dislocation, le divorce. Dans la Genèse (12, 11), nous voyons que Dieu dit à Abraham : « Quitte ta famille ! » En d’autres termes : si la famille scandalise ses enfants, les pousse au vol, les livre à la débauche ou encore à la pédophilie pour en retirer de l’argent, les enfants doivent quitter cette famille-là et, s’il le faut, la dénoncer aux autorités.

Dans une famille, il faut qu’il y ait la justice, l’ordre, l’harmonie, l’amour mutuel. Les parents doivent être de véritables modèles auxquels les enfants puissent se référer. L’exemple doit venir du père et de la mère, écrivait saint Ambroise († 397) : « Celui-là est un véritable et digne chef de maison, qui gouverne bien sa famille par la parole et par l’exemple. »

Une jeune fille vierge fait la fierté de sa famille. Je regrette sincèrement qu’à l’heure actuelle les jeunes filles, dès l’âge de 12 ou 13 ans, couchent avec n’importe qui, connaissent de 20 à 30 hommes avant le mariage et se fassent avorter plusieurs fois. La plupart de ces filles-là deviennent laides, insupportables, malades, usées, abîmées et psychologiquement perturbées. Comment voulez-vous que de telles filles puissent plus tard fonder une famille solide. Pour ces filles-là, au contraire, bonjour les dégâts. Un jour ou l’autre, leur mariage se soldera inévitablement par un divorce.

Tout ce que je dis ici à propos des filles est valable aussi pour les garçons. D’ailleurs il arrive souvent que ce soit le garçon qui pousse la fille à se faire avorter. C’est dommage et contraire à la parole de Dieu qui dit : « Tu ne tueras point ! » (Exode 20, 13 ; Deutéronome 5, 17 ; St Matthieu 5, 21).

Dans la Genèse (3, 31), Dieu commande à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille. » L’arche symbolise l’Église. Par conséquent, comme Noé et toute sa famille sont entrés dans l’arche, la famille chrétienne –père, mère et enfants, soit toute la famille– doit être pratiquante et participer à l’Eucharistie lors de la sainte Messe dominicale en latin, celle de nos ancêtres, de tous les papes et de tous les saints et saintes. Dans l’arche, Noé fut un homme juste et modèle.

De la même manière, dans l’Église, le prêtre doit être juste et modèle. Malheureusement, depuis qu’on a modernisé Dieu, les églises sont vides alors que les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont pleins et que l’insécurité règne partout. Il n’y a plus de vocations et les séminaires ferment leurs portes les uns après les autres : c’est la démolition de l’arche, c’est-à-dire de l’Église.

On ne peut nier le pouvoir de la femme dans la famille, elle en est le principe de stabilité, elle en est la base, elle est l’âme du foyer. « La femme est l’avenir de l’homme » (Louis Aragon † 1982). Elle doit être honorée et respectée, comme on honore et respecte la très sainte Vierge Marie. Si vous voulez ennoblir l’homme, il faut respecter la femme, parce que « l’homme est l’ouvrage de la femme » (Napoléon † 1821). Mais la femme a également ses devoirs d’épouse et de mère. Pour corrompre la société, les ennemis de la morale ont perverti la femme au moyen de la mode (par exemple la minijupe), des moyens de contraception, de la sexualité libre, de la pornographie, etc.

Dans une famille chrétienne, tous doivent prier ensemble : le matin et le soir, avant et après les repas, et réciter le chapelet.

Il faut laver son linge sale en famille

Le proverbe dit qu’il faut laver son linge sale en famille. Personnellement, je conseille fortement aux familles de ne pas étaler leur vie privée ni de raconter leurs problèmes aux autres, ni d’être trop familières avec les autres, car la trop grande familiarité dégrade les relations entre les familles et les amis. En effet, toute familiarité fréquente avec une autre famille favorise les dénonciations et les trahisons, engendre les médisances, prépare la ruine, ouvre les précipices, exalte les chutes dans le péché, sème la corruption, conçoit la débauche. En un mot, trop de familiarité amène le désordre, les drames et crée beaucoup de problèmes.

Je ne suis pas d’accord avec André Gide († 1951) qui disait : « Famille ! Je vous hais ! » Bien au contraire, je dis : Familles ! Je vous aime, je vous estime, je vous respecte, je prie Notre Seigneur Jésus-Christ afin que vous viviez dans la joie et le bonheur ! Rien n’est plus grand et plus utile dans une famille que la concorde et l’unité ; c’est-là un bien qui l’emporte sur l’argent, sur la noblesse, sur la puissance et sur tout le reste. Pour maintenir une bonne entente dans la famille, chacun doit pouvoir faire des concessions et dire de temps en temps : j’ai tort.

Pour moi, voici comment une famille peut accéder au bonheur  

Une famille où l’on vit chrétiennement, est une famille où l’on vit toujours heureux. On y voit régner la concorde, l’union, le bon ordre, les bonnes mœurs, la fidélité conjugale qui est l’âme du couple, la tendresse paternelle, la piété filiale, les égards mutuels, les attentions réciproques, et tout ce qui peut faire ici-bas le bonheur des hommes.

Les parents modèles y commandent avec douceur et avec bonté ; les enfants bien éduqués y obéissent avec empressement et avec amour. Jamais la discorde et la jalousie ne s’y glissent parmi les frères et soeurs : ils se chérissent tous comme des amis. Ils ne sont occupés qu’à se donner en toute occasion des marques sincères de l’affection qu’ils ont les uns pour les autres. Tout est commun dans cette famille, où, comme parmi les premiers chrétiens, il n’y a qu’un cœur et qu’une âme, et si quelqu’un de ses membres souffre ou se réjouit, tous les autres partagent sa joie ou son affliction.

Tel est l’admirable et touchant spectacle que nous offrent les familles où l’on mène une vie chrétienne. Mais en est-il de même de celles où l’on a oublié les principes et où l’on viole ouvertement et librement toutes les lois du christianisme ? N’y voit-on pas souvent, au contraire, le désordre, la discorde, la dissension et tous les maux qui en sont la suite ? N’y voit-on pas la froideur ou la rupture et le divorce parmi les époux, l’insouciance, le laxisme et les malentendus parmi les parents, la débauche et la sexualité libre parmi les enfants, la division parmi les frères ; et si les familles chrétiennes sont l’image du ciel, ne peut-on pas dire que celles où il n’y a point de religion, nous offrent celle de l’enfer ?

Les époux chrétiens accueillent avec joie et reconnaissance les enfants que Dieu leur envoie (1 Timothée 2, 5). Ils ne s’affligent pas de les voir se multiplier, car si les familles nombreuses sont d’abord un fardeau, elles deviennent vite une source de joie. (Psaumes 112, 126, 127). « La désobéissance des enfants aux parents modèles caractérise les époques sans Dieu » (Romains 1 ; 2 Timothée 3 ; Exode 20), époques pareilles à celle que nous vivons actuellement. Pour moi, la famille nombreuse est une bénédiction de Dieu et les couples qui ne désirent pas d’enfants sont des couples égoïstes.

Il est regrettable que nos sociétés modernes, par l’amour des richesses, par le goût du plaisir, succédant à la satisfaction des besoins, ont affaibli l’esprit de famille. Aujourd’hui, on constate malheureusement que les familles chrétiennes qui ne sont plus que chrétiennes d’occasion, « à la carte », ont les mêmes problèmes que les familles incroyantes et religieusement indifférentes.

Chaque famille devrait avoir du travail, car le travail est le père du plaisir. Sans travail, les membres de la famille tombent dans l’oisiveté et sont capables de commettre n’importe quelle bêtise, de se déchirer cruellement, allant même jusqu’au meurtre. Or, le bonheur de la famille vraiment chrétienne ne consiste pas à satisfaire ses passions mais à les vaincre. Enfin, si toutes les familles étaient véritablement chrétiennes, la société n’aurait pas besoin de gendarmes, comme le disait Jean-Jacques Rousseau († 1778), et le divorce ne toucherait pas tant de couples (50 % voire plus).

 

Père Samuel,

prêtre catholique 

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