Chez moi, j’accueille les homosexuels, hommes et femmes, comme tout le monde, c’est-à-dire sans faire de distinction. En tant que prêtre catholique, je dois être tolérant et miséricordieux envers tous les êtres humains mais cette tolérance et cette miséricorde ne signifient pas qu’il faut légitimer l’erreur.

À ce propos, le pape saint Pie X (257ème pape, 1903-1914) avait une réflexion très juste. Il disait :

« La Doctrine Catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur où nous voyons plongés nos frères… Si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, il n’a pas respecté leurs convictions erronées… : il les a tous aimés pour les instruire, les convertir, les sauver. »

Saint Pie X, Notre Charge Apostolique, cité dans Le Courrier de Rome, juin 1992 (Année XXVI, n°136).

Le socialiste français Pierre-Joseph Proudhon († 1865) avait raison de dire que l’homme est le produit de l’éducation.

 

Conformément à ce principe, un médecin n’est pas né médecin, il le devient ; une infirmière n’est pas née infirmière, elle le devient aussi. De la même manière, un homme ne naît pas homosexuel, il le devient et une femme ne naît pas lesbienne, elle le devient aussi. Conformément à ce même principe de Proudhon, les homosexuels qui viennent me voir, qui écoutent mes homélies et qui voient l’éducation que je donne, finissent le plus souvent par quitter l’homosexualité. Beaucoup souhaitent même se marier avec quelqu’un de l’autre sexe et fonder une famille. Je suis convaincu que beaucoup d’hommes et de femmes tombent dans l’homosexualité à cause de la propagande faite par les associations et les médias gauchistes et des lois permissives votées par nos dirigeants indifférents et corrompus.

 

 

Je sais de quoi je parle. J’ai déjà reçu à de nombreuses reprises des familles malheureuses qui me disent ouvertement qu’après plusieurs années de mariage, leur fille ou leur fils a lâchement abandonné son conjoint et ses enfants pour entretenir une vulgaire relation homosexuelle et cela après avoir vu à la télé des homosexuels se faire applaudir et acclamer en défilant dans la rue lors de parades scandaleuses ou en se mariant à la maison communale devant un bourgmestre et des échevins admiratifs. L’occasion fait le larron : voilà un proverbe bien connu qui se vérifie ici parfaitement. La publicité et la propagande pour le scandale favorisent l’homosexualité et ce qui était autrefois l’exception est en train de devenir la règle. Or si l’homosexualité se généralisait, l’espèce humaine finirait par disparaître, tôt ou tard.

 

 

Selon la Bible, Dieu a créé un homme et une femme, c’est-à-dire un homme pour une femme et une femme pour un homme. Dieu n’a pas créé deux hommes ou deux femmes l’un pour l’autre. « Au commencement, Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre. » Genèse 1, v.27

 

 

Souvent les homosexuels utilisent comme argument en faveur de l’homosexualité la parole de la Bible qui dit : « Aimez-vous les uns les autres. » Mais si les homosexuels lisaient correctement la Bible, ils verraient que la Bible condamne catégoriquement leur comportement, comme l’attestent les versets suivants :

 

 

« Tu ne coucheras pas avec un homme comme on le fait avec une femme. C’est une abomination. » Lévitique 18, v.22

 

 

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux. » Lévitique 20, v.13

 

 

« Ne vous égarez pas. Ne savez-vous pas que les sodomites n’hériteront pas du règne de Dieu. » 1ère épître de saint Paul aux Corinthiens 6, v.9

 

 

« Les impudiques, les homosexuels n’entreront pas dans le royaume de Dieu. » 1ère épître de saint Paul à Timothée 1, v.10 (Bible de Jérusalem)

 

 

« [À cause de leur incrédulité] Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; ainsi ils déshonorent eux-mêmes leur propre corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

 

 

Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence [c’est-à-dire de bon sens], de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde. Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » Épître de saint Paul aux Romains 1, v.24-32

 

 

 

L’homosexualité ne peut pas apporter le bonheur et l’équilibre à la société. Malheureusement, les pays européens (Danemark, Pays-Bas, Belgique, Espagne) sont de plus en plus nombreux à légaliser le soi-disant mariage homosexuel et l’adoption d’enfants pour des couples de même sexe. Je ne crois pas qu’un couple d’hommes puisse aimer un enfant qu’ils n’ont pas mis eux-mêmes au monde comme une mère qui a porté son enfant pendant neuf mois et qui a enduré les douleurs de l’accouchement. Quant au couple de femmes, il y aura toujours une jalousie terrible entre celle qui aura porté l’enfant et l’autre. De plus, l’expérience nous montre déjà que les couples homosexuels sont bien moins solides que les mariages entre un homme et une femme.

 

 

 

À l’instar de l’écrivain français Honoré de Balzac († 1850), j’affirme que la famille est la base de la société. On n’a pas le droit de ridiculiser ni de marginaliser la famille occidentale au profit de familles artificielles, basées le plus souvent sur l’égoïsme charnel. Sur cette question de l’homosexualité et de la famille, je laisserai le mot de la fin à Jean-Jacques Rousseau († 1778) : « La plus ancienne de toutes les sociétés et la seule naturelle est celle de la famille. » Sujet à réflexion…

 

 

Père Samuel,

 

prêtre catholique 

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