Le 28 avril 1997, la Chambre des Représentants de Belgique a publié un rapport d’une Commission parlementaire chargée d’enquêter sur les sectes. Dans ce rapport, les parlementaires belges ont dressé une liste de personnes et groupements divers dans laquelle figure le Père Samuel. Or, ils n’ont jamais interrogé le Père Samuel et ne l’ont même pas mis au courant de leurs travaux. Ils se sont simplement basés sur un témoignage anonyme.
 
C’est pourquoi une fois le rapport publié, le Père Samuel, en date du 28 mai 1997, a adressé aux membres de la Commission d’enquête sur les sectes la lettre suivante :

 


 

Gosselies, le 28 mai 1997.

Chambre des Représentants de Belgique Enquête Parlementaire sur les sectes
Rue de Louvain 13
1000 BRUXELLES

OBJET : RAPPORT DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE SUR LES SECTES

V/Réf. 313/7 – 95/96 (28 avril 1997)

Monsieur le Président Moureaux,
Monsieur Duquesne,
Monsieur Willems,

Par la présente, je tiens à vous féliciter pour le travail considérable que vous avez effectué en vue de l’élaboration du rapport sur les sectes, ainsi que pour l’objectivité et l’honnêteté dont vous avez fait preuve à mon égard.

En dépit des quelques observations, développées ci-après, votre exposé me concernant est positif, et constitue même -si je puis m’exprimer ainsi- une bonne publicité.

J’ose espérer que les observations détaillées en annexe retiendront toute votre attention.

Je vous en souhaite bonne réception et vous présente, Monsieur le Président Moureaux, Monsieur Duquesne, Monsieur Willems, mes salutations les plus distinguées.
 

Père Samuel
Prêtre catholique

 


Observations
Secte

 

a) Comme vous le savez, étymologiquement, le mot secte vient du latin « sequi », c’est-à-dire suivre quelqu’un.

 

Et si, respectant ce sens premier du mot, vous me qualifiez de secte, j’en suis très heureux et vous en remercie.

 

Déjà dans les Actes des Apôtres (réf. Bible de Maredsous) l’Église catholique est considérée comme une secte.

 

Parlant des premiers chrétiens saint Paul ne dit-il pas : « J’ai persécuté cette secte jusqu’à la mort. J’ai fait charger de chaînes et jeter en prison hommes et femmes » (ch.22, v.4) ? Lui-même, dès sa conversion, est qualifié de : « Peste… Une des têtes de la secte des Nazaréens » (de Jésus de Nazareth/ch.24, v.5). L’Église catholique est la seule secte fondée par Dieu.

 

b) Au 5ème siècle, pour renforcer son pouvoir, l’Église elle-même a galvaudé le sens du mot secte en lui attribuant une valeur péjorative, à savoir : du latin secare, séparer. C’est ainsi qu’ont été définies les fausses religions, les églises hérétiques ou celles qui rejetaient l’autorité du pape comme l’Église orthodoxe, l’Église protestante, l’Église anglicane, la secte mahométane, etc…

 

Toutes les sectes ne sont pas forcément dangereuses et dirigées par des fanatiques. Il faut se méfier des amalgames.

 

Et, si le classement alphabétique de la commission parlementaire me place à deux rangs de l’Ordre du Temple Solaire, cela ne fait pas de moi un réprouvé. Le Christ fut bien crucifié entre deux bandits, ce qui ne faisait pas de Lui un assassin.

 

Rassurez-vous je suis un prêtre catholique, fier de l’être et qui prend son sacerdoce très au sérieux.

Nous ne sommes pas une secte au sens péjoratif du terme.

Au contraire, nous suivons la tradition bimillénaire de la sainte Église catholique, nous suivons fidèlement tout ce que les Apôtres, les papes, les martyrs, les saints et saintes nous ont légué. Montrez-moi une secte qui célèbre la sainte Messe catholique de toujours, qui croit en la présence réelle du Corps et du Sang du Christ, qui croit au sacerdoce, qui célèbre les sacrements : la confession, la confirmation, l’Eucharistie !!!! qui reconnaît l’autorité du pape, qui honore le pape, qui vénère la Très Sainte Vierge Marie, qui prie les saints et les saintes, qui prêche la sainteté, la chasteté, la virginité, la fidélité, l’union des familles, la charité et la tolérance envers tous les hommes.

Montrez-moi une secte qui donne de l’argent aux pauvres et aux œuvres caritatives, moi je l’ai fait.

 

Partie I : (page 340 –n° 30 du rapport).

 

V/RAPPORT MENTIONNE :

Le Père Samuel est un prêtre dissident de l’Église catholique, vis-à-vis de laquelle il se montre très critique.

 

 

 

Dissident

Je suis un véritable prêtre catholique selon l’ordre de Melchisédech ; ordonné prêtre pour l’éternité.

Je ne prêche absolument pas une nouvelle doctrine et ne peux de ce fait être catalogué de dissident de l’Église. Pour moi, le prêtre est chargé de transmettre au peuple, avec la plus grande fidélité, l’enseignement légué par le Christ Notre Seigneur dans son Testament.

Je me conforme donc totalement à la parole du Christ : « Allez, enseignez toutes les nations, leur enseignant à garder tout ce que je vous ai confié » (saint Matthieu 28, 18).

Telle est la doctrine, toujours enseignée et crue par l’Église au cours des siècles et maintenue sans changement depuis les Apôtres et dont je perpétue la tradition bimillénaire.

L’Église catholique

L’Église du Christ a été instituée pour apporter aux hommes la foi et la grâce : la foi par son enseignement, la grâce par les sacrements que lui a confiés Notre Seigneur Jésus-Christ.

Sa mission de foi consiste à transmettre aux hommes la Révélation faite au monde par Dieu des réalités spirituelles et surnaturelles, et son maintien sans altération à travers le temps et les siècles.

L’Église catholique, c’est d’abord la foi qui ne change pas. C’est, comme dit saint Paul « La colonne de vérité » qui franchit les siècles, toujours fidèle à elle-même et témoin inflexible de Dieu dans un monde en perpétuelles mutations et contradictions.

Au cours des siècles, l’Église catholique enseigne et défend sa foi, au nom d’un seul critère : « ce qu’elle a toujours cru et toujours enseigné ».

Toutes les hérésies, auxquelles l’Église s’est vue constamment confrontée, ont toutes été jugées et répudiées au nom de la non-conformité à ce principe. Le principe réflexe premier de la hiérarchie de l’Église romaine a été de maintenir sans changement la vérité reçue des Apôtres et du Seigneur.

L’Église conciliaire

C’est plutôt l’Église conciliaire de Vatican II qui est dissidente : elle est rebelle à la tradition de nos ancêtres, de nos parents, elle renie les racines de la religion catholique.

Le pape Jean-Paul II l’a bien compris, faisant marche arrière, tout en ménageant son puissant entourage.

Ce n’est pas le sacerdoce ni l’Évangile qui doivent s’adapter à la société changeante, versatile mais bien la société qui doit s’élever et s’adapter à la parole immuable, incontournable, inchangeable, éternelle de Dieu, et, à l’exigence du sacerdoce.

D’après le sociologue catholique Émile Poulat :

 

« Nous sommes passés depuis Vatican II d’un monde plein de Dieu à un monde sorti de Dieu. Dieu tenait jadis une place essentielle dans la vie quotidienne. Ce n’est plus le cas aujourd’hui parmi nous. Notre monde « moderne » s’est plus vite débarrassé de Dieu que du mal, partout présent et agissant. Dans l’air du temps, flotte la mort de Dieu ».
Paris Match n° 2356 du 21/07/94, page 4.

 

Le Concile Vatican II est l’hérésie du XXe siècle par laquelle nous sommes passés en état d’inchrétienté.

Le Concile Vatican II

Vatican II s’était donné pour tâche l’œcuménisme, à savoir : refaire l’unité des chrétiens, unité rompue depuis l’éclosion des diverses sectes protestantes.

Intention louable en elle-même.

Le modernisme, qui avait survécu aux condamnations des papes du passé, s’en trouva subitement réactivé.

Il s’agissait donc d’écarter les obstacles à l’œcuménisme. Et on alla de surprise en surprise.

Comme prélude, on commença par dissoudre la discipline pénitentielle : plus de maigre le vendredi, les jeûnes supprimés pour la plupart, au profit du libre choix des pénitences à accomplir.

Contradictoirement, était affirmée la nécessité de l’esprit de pénitence.

Les prêtres eux-mêmes, invités par une propagande insidieuse, à se déclarer des hommes comme les autres, en vinrent très rapidement à déposer leur soutane, et à ne plus se distinguer des laïcs. On commença à parler du mariage des prêtres et à oublier leur consécration.

Mais l’obstacle majeur à l’œcuménisme restait la sainte Messe catholique, qui, à elle seule, est l’affirmation de l’ensemble de la foi catholique transmise, inflexible, depuis les origines apostoliques.

Afin que la nouvelle messe ne fut pas un obstacle à l’œcuménisme, on fit appel à des théologiens de diverses confessions chrétiennes pour réaliser un projet de messe n’offusquant plus aucune croyance. Ces théologiens étrangers à la foi catholique, au nombre de six, collaborèrent, à titre divers, à la composition et à la rédaction des textes de la nouvelle messe.

Ceci est une cinglante injure infligée à la foi intangible de l’unique Église du Christ, mais ce n’est encore qu’un préambule au saccage du trésor spirituel de l’Église.

La nouvelle messe œcuménique a cru pouvoir apaiser les Églises de la Réforme, en offrant à l’Offertoire, non pas la victime du sacrifice, mais tout simplement le pain et le vin « fruits de la terre et du travail des hommes », ce qui est une offrande bien minable et une trahison de la foi catholique, et rend par cela même la messe équivoque.

Qu’a-t-on besoin d’une messe pour offrir à Dieu du pain et du vin ?

Lorsque les nouveaux textes de la messe parurent, ce fut la stupeur chez les théologiens catholiques non inféodés au modernisme. Les Cardinaux Ottaviani et Bacci présentèrent une supplique au pape Paul VI (le 3/9/1969) connue sous le nom de « Bref examen critique du nouvel Ordo missae », où il était déclaré : « Le nouvel ordo missae… s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe, telle qu’elle a été formulée à la XXe session du Concile de Trente, lequel, en fixant DÉFINITIVEMENT les canons du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du mystère ».

Conclusion

Les prêtres et les évêques modernistes ont donc créé une nouvelle religion et inventé une nouvelle messe.

Et, comme je me plais à le répéter, la messe qui se dit actuellement dans les paroisses n’a plus rien de commun avec celle de 2000 ans que suivaient nos parents et qui est celle que je célèbre tous les dimanches devant 2000 fidèles. Non, à présent, la messe ne dure que quelques minutes, elle a été inventée de toute pièce il y a une trentaine d’années à peine par quelques prêtres modernistes, c’est une messe bâclée, une messe self-service, au cours de laquelle ni les vivants ni les morts ne reçoivent de grâces.

Tout peut être modernisé sur terre mais Dieu pas ! tout peut être changé, mais la vérité pas !

Critique

Je critique les évêques lorsqu’ils ferment les yeux devant les agissements des prêtres corrompus.

N’est-il pas révoltant de constater que l’évêque Huard pratique deux justices, l’une lorsqu’il fait supprimer mon traitement pour « traditionalisme », parce que ma tête ne lui revient pas, et l’autre pour les prêtres pédophiles qui perçoivent régulièrement leur salaire et qu’il protège ?

 

Les conséquences de l’Église conciliaire

 

Reconnaissons l’arbre à ses fruits : les églises se vident, les vocations se tarissent, tôt ou tard les prêtres et les fidèles perdent la foi ; le peuple abandonné et laissé dans l’ignorance religieuse totale se tourne vers les sectes et se perd ; il n’y a plus actuellement de vrais catholiques, mais seulement des catholiques « à la carte ».

 

La corruption la plus abominable et la plus scandaleuse envahit l’Église : le cardinal démissionne à cause de sa pédophilie, l’évêque parce que sa maîtresse est enceinte, le prêtre est traîné devant les tribunaux et condamné à cause de son immoralité.

Très souvent les fidèles venus chez moi des quatre coins du royaume pour me consulter me disent : « Moi, aller me confesser chez les prêtres de ma paroisse ? Jamais ! Ils vivent dans le péché et sont corrompus. Ils n’ont pas de leçon à me donner ».

Il n’y a rien qui m’exaspère autant que les prêtres immoraux. Comprenez-moi bien je ne veux pas la mort du pécheur mais les exhorte à se repentir et à revenir au bon chemin.

Je critique les prêtres modernistes, en blouson et pantalon jeans, qui ont perdu leur identité. Habillés comme tout le monde, vivant comme tout le monde, ils font les bêtises de tout le monde. Ils ont même chassé la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ de leurs vêtements.

On dirait qu’ils ont honte de leur ministère et honte d’appartenir au Christ, qui est la Vie, la Vérité et le Chemin qui mène à Dieu (saint Jean 14, 6).

Pour le regretté André Frossard, philosophe et ami personnel de Sa Sainteté Jean Paul II :

 

« Les prêtres n’osent plus parler de Dieu, et on dirait même qu’ils cherchent tout le temps à se faire pardonner de croire en lui ».
Paris Match le 16/07/92 page 9.

 

Ils ne sont plus la lumière qui éclaire tout homme ici-bas, ils ne sont plus le sel de la terre. Ils ne sont plus les soldats du Christ mais sont devenus les citoyens du monde.

Oui, je critique et je dénonce.

V/RAPPORT MENTIONNE :

Ses litiges avec l’évêché de Tournai ont fait l’objet d’un jugement.

 

 

 

Le Liban étant en guerre, c’est muni d’une lettre officielle de recommandation de l’Archevêque Grégoire Ephrem Jarjour à Mgr Himmer, alors évêque de Tournai, et à son auxiliaire Mgr Samain, qu’en 1975, j’ai été accepté en Belgique.

J’ai été très bien accueilli par Mgr Himmer, un véritable évêque. Il m’a reçu en qualité de missionnaire de Dieu. Malheureusement, j’ai toujours été détesté par l’abbé Mayence, actuel secrétaire de l’évêque Huard. À tel point qu’un jour il a même tenté de m’étrangler physiquement.

Depuis tant d’années que j’étais au service du diocèse de Tournai, loyalement et fidèlement, tout d’un coup ma tête a déplu au secrétaire l’abbé Mayence et à Mgr Jean Huard parce que je n’ai pas voulu me moderniser et parce que j’ai voulu conserver ma dignité de prêtre.

En effet, en gardant la soutane, j’étais et je reste un reproche vivant pour eux et pour beaucoup de prêtres modernistes qui, en blouson et pantalon jeans, ont perdu complètement leur identité. D’ailleurs, on ne les distingue plus du commun des mortels.

En 1990, tyranniquement et avec une dictature camouflée, l’évêque Jean Huard m’a coupé les vivres injustement et en plein hiver, conformément à la charité chrétienne bien sûr.

Il a écouté quelques calomnies de prêtres adultères et de leurs maîtresses mais n’a jamais tenu compte des milliers de témoignages en ma faveur.

Je n’ai pas eu l’opportunité de me faire entendre devant un tribunal ecclésiastique. Mgr Huard m’a condamné sans me juger, il a été juge et accusateur, juge et parti pris.

Il a menti au gouvernement belge en renseignant au Ministère des Cultes que j’avais démissionné. Or, je n’ai jamais démissionné et ne le ferai jamais. Un prêtre doit mourir debout dans l’apostolat.

J’ai assigné l’évêque Huard devant le tribunal démocratique des hommes et son mensonge lui a valu une condamnation pour voie de fait à la Cour d’Appel de Mons le 7 janvier 1993.

Il a dû me verser 1.000.000 Frs. d’arriérés de salaire avec lesquels j’ai pu faire de nombreux dons à diverses œuvres caritatives et humanitaires, notamment aux sans-abri de Bruxelles.

V/RAPPORT MENTIONNE :

Depuis, il célèbre la messe en latin à Gosselies, dans un immense hangar. Celle du dimanche, qui dure de 9 heures à 14 heures, attire des milliers de personnes. À la fin de la célébration, les participants saluent personnellement le prêtre.

 

 

 

Effectivement, je célèbre la sainte Messe en latin, langue de Tacite et de Cicéron. C’est la messe que le pape saint Pie V a codifiée comme barrière infranchissable contre toute erreur, et dont il a concédé l’usage à tout prêtre, à perpétuité. (Bulle quo primum tempore 14/07/1570).

Je ne peux dire une messe self-service comme un prêtre moderniste. Chez moi, elle dure 4 heures parce que les gens sont assoiffés de la parole de DIEU et en quête d’une vraie spiritualité.

Chez moi il n’y a pas d’obligation, chacun est libre de venir ou non. C’est spontanément et en toute confiance que les fidèles viennent par milliers.

Du psychologue, du pilote d’avion, du responsable politique au chauffeur de taxi, à l’employé, à la femme d’ouvrage, ils viennent de près ou de loin (certains parcourent plus de 300 km) pour assister chaque dimanche à la sainte Messe authentiquement catholique en latin/français de leurs parents et de leurs ancêtres, de tous les papes, de tous les martyrs, de tous les saints et saintes.

C’est une sainte Messe durant laquelle les fidèles reçoivent beaucoup de grâces, de force, la sérénité et durant laquelle je prêche la charité, j’apporte un réconfort moral, une aide spirituelle, je prône la tolérance.

Avant de commencer, la première chose que je dis, c’est que la sainte Messe dure 4 heures, et que si quelqu’un n’a pas la patience, ou si sa santé ne le permet pas, ou si cela ne lui convient pas, s’il n’est pas d’accord et ne veut pas rester, et bien, il est libre de rester ou de partir, et libre de revenir ensuite ou non.

Les fidèles qui assistent régulièrement à la sainte Messe dominicale et ceux qui se ressourcent à la retraite que j’organise tous les 2ème, 3ème et 4ème jeudis du mois, savent que dans mes homélies je ne dis pratiquement rien de moi-même. Je préfère me référer aux Évangiles, aux Pères de l’Église, aux savants chrétiens, aux plus fameux philosophes de l’antiquité et aux grands écrivains chrétiens ou profanes.

Je voudrais que les fidèles aient une bonne base religieuse et profane afin de ne jamais tomber dans le piège des sectes, des fausses religions ou d’une Église falsifiée.

Avec Danton, j’estime qu’ :

« Après le pain pour une nation, c’est l’éducation le plus important ».

Je m’applique surtout à l’éducation de la jeunesse car négliger cette œuvre serait préparer la ruine de l’État.

Pour moi, la jeunesse n’est pas faite pour le plaisir mais pour l’héroïsme. Malheureusement, il y a un complot contre la jeunesse occidentale depuis une trentaine d’années, complot visant à l’abandon et l’anéantissement de sa morale, de sa spiritualité, et de sa religion.

 

Une société sans morale est comme un arbre sans racines,
et un arbre sans racines tôt ou tard va tomber.

 

V/RAPPORT MENTIONNE :

Le Père Samuel, repris sous le nom de Charles Clément Boniface dans l’annuaire téléphonique, propose gratuitement les activités suivantes : messes, visites des malades, sacrements (baptêmes, mariages), bénédictions (maisons, voitures, champs, terrains, usines, fermes, …).

 

 

 

En arrivant dans ce pays, la Belgique, qui m’a si gentiment accueilli, j’ai voulu devenir citoyen belge. Et, j’ai changé mon nom en Charles Clément Boniface pour me sentir totalement européen.
 

GRATIS PRO DEO – GRATUITEMENT POUR L’AMOUR DE DIEU


Effectivement, je travaille gratuitement pour tous les fidèles, pour tous les citoyens sans distinction. Tous les sacrements que je célèbre sont gratuits. Je ne fais en cela que mon devoir de prêtre.

Notre Seigneur Jésus-Christ le commande à ses apôtres (les prêtres) lorsqu’Il dit :

 

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »
Saint Matthieu 10, 8.

 

C’est un ordre formel ! Tous les pouvoirs que le prêtre reçoit de Dieu gratuitement lors du sacrement de l’Ordre (Ordination), il doit les mettre gratuitement au service de tous les citoyens, croyants ou non.

Aussi est-il regrettable que l’Église conciliaire n’applique plus cette parole du Christ et fasse de la maison de Dieu un lieu de commerce tarifant :

 

4.000 Frs. un enterrement,
750 Frs. une messe chantée,
7.500 Frs. un trentain, etc…

 

Il est scandaleux de se dire ministre du Christ et de désobéir à Ses ordres ! La gratuité est une notion divine.

Pour saint Augustin : « Si le prêtre vend les sacrements, il pratique la simonie ; il trahit son Sauveur comme Judas ».

V/RAPPORT MENTIONNE :

Il semble cependant recevoir nombre de dons anonymes, qu’il prétend redistribuer entièrement.

 

 

 

Dons

Ne pensez pas que je reçoive beaucoup de dons anonymes. Tout le monde sait que je travaille gratuitement et que je refuse l’argent que l’on veut me donner.

98 % des personnes qui viennent me voir sont issues de milieux simples et modestes, voire pauvres.

Ma richesse ce sont les pauvres.

L’argent que je possède et qui me permet d’aider les plus démunis, est le fruit des économies que j’ai réalisées durant toutes ces années au service du diocèse.

Je suis quelqu’un de très économe : je mange très frugalement ; je ne possède pas de voiture ; je n’ai pas d’animaux ; je ne prends pas de vacances ; je n’ai pas de maîtresse, car j’ai choisi de demeurer vierge jusqu’à la mort.

V/RAPPORT MENTIONNE :

Aux environs de janvier 1996, il aurait ainsi distribué des enveloppes contenant 2.000 francs à tous ceux qui participaient à une de ses messes. Il aurait également offert 100.000 francs aux « Restos du Cœur » de Liège.

 

 

 

Suite à la condamnation de l’évêque Jean Huard par le tribunal civil de la Cour d’Appel de Mons en date du 7/01/93, j’ai effectivement distribué les arriérés qu’il a été obligé de me verser, soit environ un million de francs, notamment :
 

-         au « Resto du Cœur » de Liège (200.000 Frs et non 100.000 Frs comme vous le renseignez dans le rapport),

 

-         à l’Hôpital de la Citadelle de Liège (200.000 Frs) pour les enfants qui meurent du cancer, et des enveloppes contenant de l’argent comme cadeau pour les plus démunis lors de la sainte Messe de Noël 1995 et celle de Nouvel An 1996.

 

V/RAPPORT MENTIONNE :

Au niveau des rituels, il est proposé aux fidèles de ramener du sel et de l’eau, afin qu’ils soient bénis.

Le sel béni est déposé un peu partout dans la maison, tandis que l’eau bénite servirait à être bue quand on est malade.

 

 

 

Effectivement, je bénis l’eau et le sel à la demande des fidèles et suivant le rituel de l’Église catholique.

L’eau bénite, si populaire parmi les fidèles, est elle-même un mélange d’eau et de sel exorcisés auquel, grâce à la prière solennelle de l’Église, Dieu a attaché une vertu de protection spéciale contre les esprits infernaux.

Certains commissaires parlementaires se souviendront que les bénédictions de l’eau et du sel figurent dans le missel de leur communion solennelle.

V/RAPPORT MENTIONNE :

Le Père Samuel pratique l’imposition des mains en vue d’une guérison.

 

 

 

Lorsque les gens viennent me trouver et me demandent une bénédiction en vue d’une guérison, la première recommandation que je leur fais c’est de poursuivre leur traitement médical et de se conformer aux conseils de leur médecin.

Si ce n’est pas encore le cas, je leur conseille vivement de consulter et de prendre l’avis d’au moins trois médecins.

Personnellement je ne pose pas de diagnostic et ne prescris aucun médicament. Il n’est pas question de soupçonner de pratiquer illégalement la médecine.

Très souvent les malades viennent chez moi en dernier recours ou envoyés par leurs médecins.

Ils viennent chez moi parce que je suis prêtre et que le prêtre a reçu le don de guérison.

J’applique la parole du Christ : « En mon nom, ils (les apôtres / les prêtres) chasseront les démons, ils imposeront les mains sur les malades et les malades seront guéris » (saint Marc 16, 17-18).

L’Ordination confère ce pouvoir à tous les prêtres, pour autant qu’ils soient purs, vierges, irréprochables, qu’ils vivent dans la sainteté totale et respectent les vœux prononcés.

Mon bonheur est de pouvoir soulager les misères des hommes et de les guérir moralement et physiquement.

V/RAPPORT MENTIONNE :

Il semblerait également qu’il s’engage à guérir des maladies génétiques pour autant que les contacts avec lui soient hebdomadaires.

 

 

 

Je ne m’engage pas à guérir les malades et ne les oblige nullement à revenir chaque semaine.

Je ne veux m’immiscer dans la vie privée de personne. Chez moi c’est la démocratie totale. Ma porte est ouverte en permanence à tout le monde, croyants ou non.

Les gens sont entièrement libres ; libres de revenir ou non, de rester, de partir et de revenir encore s’ils le désirent. C’est librement et volontairement qu’ils viennent chez moi, car pour beaucoup, je suis un point de repère.

Je suis au service de tous sans distinction, en paroles et en actes, gratuitement, 24 h/24 jusqu’au sacrifice de moi-même. Je respecte profondément la liberté de chacun car pour moi, la liberté est le premier de tous les biens de ce monde. Et, là où il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de tolérance.

Je fais mienne cette pensée de J. J. Rousseau :
 

« Hommes, soyez humains c’est votre premier devoir ».

 

J’accueille quelque 200 familles en difficulté par jour venant de tous les horizons, de toute classe sociale, de toute race. Tous sont égaux devant moi comme ils le sont devant Dieu. Je ne leur demande pas quelle est leur philosophie, idéologie ou religion. Cela ne m’intéresse pas du tout. Seul l’être humain m’intéresse.

Ma devise est :

 

« AIME DIEU ET TOUT HOMME APRÈS DIEU COMME DIEU ».

 

V/RAPPORT MENTIONNE :

D’après un témoin, il semblerait que la fréquentation assidue des activités du Père Samuel puisse avoir des répercussions sur la vie de famille des adeptes, notamment au niveau de leurs relations de couple.

 

 

 

On ne peut pas plaire à tout le monde. Vous pensez bien que le voleur n’est pas content lorsque je prêche l’honnêteté et dis : « Ne vole point ! »

Vous avez auditionné un témoin anonyme qui vous dit que je perturbe la vie de famille et des couples. Un témoin anonyme peut dire n’importe quoi, même sous serment, tout simplement parce qu’il est jaloux.

Méfions-nous de la jalousie qui, pour saint Augustin, est la fille du démon.

Mon devoir de prêtre et mon bonheur en tant qu’homme est de voir les hommes heureux, de les respecter, de leur rendre la joie de vivre et leur dignité humaine.

Dans mes homélies je prêche constamment l’harmonie et la paix dans les familles, l’entente avec les voisins et l’union des couples.

Car, en accord avec Balzac, pour moi : « La famille est la base de la société ».

En venant m’écouter beaucoup de couples déchirés ont fait la paix entre eux. Je prône la fidélité, car pour moi, la fidélité est l’âme du couple. Je leur apprends à devenir adultes, responsables de leur famille.

V/RAPPORT MENTIONNE :

De même, les enfants sont plutôt isolés de l’extérieur, certains devant même constamment porter un chapelet autour du cou.

 

 

 

Enfants

Je ne reçois pas d’enfants non accompagnés des parents.

Si un couple de parents me demande une croix ou un chapelet pour leur enfant ou pour eux-mêmes, et si j’en possède, je leur offre gratuitement ce qu’ils désirent. Ensuite, ce que les parents font de ces objets pieux ne me regarde pas. Je n’oblige personne à faire quoi que ce soit. Encore une fois, chez moi les fidèles sont totalement libres.

Je n’interviens pas dans l’éducation des enfants. La famille est libre d’éduquer les enfants comme elle l’entend.

Bien sûr, si on me consulte, je peux donner un conseil basé sur les valeurs morales, humaines et chrétiennes.

 

Partie II : Tableau Synoptique.

 

V/RAPPORT MENTIONNE :

Cité par : Témoins direct et indirects.

 

 

 

L’évêque Jean Huard et son secrétaire

Parce que je prends mon sacerdoce très au sérieux et consacre toute ma vie gratuitement au service du peuple et au service de Notre Seigneur Jésus-Christ, je dérange les prêtres et religieux laxistes, progressistes et modernistes, qui à force de mensonges espèrent me discréditer auprès des personnes qui ne me connaissent pas personnellement. Ici en l’occurrence, auprès de M. DUQUESNE, lorsque son Attaché de Presse a auditionné téléphoniquement l’abbé Mayence, secrétaire de l’évêque Jean Huard, à mon sujet.

Ils m’ont toujours méprisé et considéré comme un petit émigré oriental bien que je sois naturalisé belge et fier de l’être.

Ils ont constamment fait montre d’une haine viscérale envers moi, due au simple fait que je suis sémite, et ils me vouent une jalousie aveugle parce que le véritable prêtre que je suis attire des milliers de fidèles abandonnés ou dégoûtés par l’Église conciliaire et moderniste.

Cette haine les empêche de voir tout le bien que je fais dans le diocèse. Machiavel a raison de dire : « Faites le bien ou faites le mal, si on ne vous aime pas, on vous haïra de toute façon ».

Ils colportent les sempiternelles calomnies mensongères à mon sujet. Ils mentent et mentent encore en espérant qu’il en restera toujours quelque chose…, comme ils ont menti en signalant au Ministère des Cultes que j’avais démissionné.

Et, les milliers de témoignages en ma faveur sont comptés pour quantité négligeable.

Ils se disent les champions et défenseurs des Droits de l’Homme, mais touchez-les du doigt ce sont des dictateurs.

En consultant mon pire ennemi, pensiez-vous obtenir des renseignements objectifs ?

Cela équivaudrait à demander à Hitler, ce qu’il pense des juifs. Ne savez-vous pas que je suis le juif de l’évêque et de son secrétaire ?

V/RAPPORT MENTIONNE :

Type de doctrine : Dissidence du catholicisme

(traditionalisme, intégrisme)
Guérisseur, exorciste.

 

 

 

Doctrine : du latin doctrina, enseignement.

Je suis entièrement avec Sa Sainteté le pape Jean Paul II.

Pour moi : « Là où est le pape, là est l’Église ».

On ne peut me taxer de dissident de l’Église catholique. En effet, je n’invente et ne retranche rien au dépôt de la foi. Au contraire, je perpétue la tradition bimillénaire de la sainte Église catholique, je transmets fidèlement tout ce que les Apôtres, les papes, les martyrs, les saints et saintes nous ont transmis et enseigné.

Pour moi, on ne peut adapter la religion, la doctrine apostolique, la parole de Dieu aux caprices de la société changeante ?

Il n’existe pas de lecture fondamentale ou moderne du message du Christ. Il n’existe qu’une parole, vraie de toute éternité et elle ne doit pas être transformée au gré du bon vouloir des catholiques « à la carte » qui prennent ce qui leur convient aujourd’hui et rejettent tout le reste.

On ne peut croire à une partie de l’évangile et refuser sa foi à une autre partie. Tout doit avoir la même valeur à nos yeux sinon on perd la vérité (saint Cyprien).

Nous n’avons que faire d’une vérité boiteuse.

Peut-être suis-je un peu trop voltairien en faisant mienne la parole de ce grand philosophe :

« Aime la vérité mais pardonne à l’erreur ».

 

En un mot, je veux rester un véritable prêtre catholique et donner le goût et le bon sens au monde, ainsi que le Christ le recommande à ses apôtres (les prêtres) :

 

« Soyez le sel de la terre et la lumière du monde ».
Saint Matthieu 5, 13-14.

 

Intégrisme

Ceux qui me traitent d’intégriste le font pour intimider le peuple. Je suis fondamentalement pour la démocratie et le respect des Droits de l’Homme. À vrai dire, je suis intègre dans ma foi. Et c’est cela qui dérange les catholiques « à la carte ».

Et, pour qu’il n’y ait aucun amalgame possible, je réfute catégoriquement le qualificatif d’intégriste.

En effet, serais-je comparable, même de loin, aux illuminés qui se prétendent les envoyés d’Allah mais n’hésitent pas à assassiner lâchement des centaines d’enfants et d’être innocents ?

En me traitant de la sorte, je me sens insulté.

Exorcisme

Oui, je pratique l’exorcisme par obéissance à Notre Seigneur Jésus-Christ qui en donne l’ordre à ses apôtres (les prêtres) : « En mon nom, guérissez les malades, chassez les démons… » (saint Matthieu 10, 8).

Le premier exorciste fut le Christ lorsqu’ « Il chassa sept démons de Marie-Madeleine » (saint Luc 8, 2). Ou encore : « Le soir venu, au coucher du soleil, ils Lui amenèrent tous les malades affligés de diverses infirmités, et Il chassa beaucoup de démons… » (saint Marc 1, 32).

Le sacrement de l’Ordre (Ordination) donne ce pouvoir à tous les prêtres à condition : de respecter jeûne et carême et de prier (saint Marc 9, 28) ; de garder une foi inébranlable et de vivre saintement.

Ce n’est pas seulement à l’égard des personnes que l’Église estime les exorcismes utiles et les pratique : c’est aussi en faveur des habitations ou d’autres objets matériels.

Qu’il s’applique directement à des personnes ou à des choses, l’exorcisme :

 

- est fondé sur la promesse du Christ : « En mon nom ils chasseront les démons… » (saint Marc 16, 17),
- ainsi que sur Son exemple et celui des Apôtres, et
- est conforme aux principes et usages de toute la tradition chrétienne.

 

Je conclurais en soulignant le caractère éminemment religieux et moral de l’exorcisme.

V/RAPPORT MENTIONNE :

Modes de recrutement : – Vente d’ouvrages, de médailles miraculeuses.

         – « Consultations ».

 

 

 

Recrutement

Je le répète, je n’ai besoin de personne. Je ne recrute personne. Les gens viennent de toute part spontanément chez moi parce que la messe que je célèbre et mes homélies leur plaisent.

Ne pensez-vous pas qu’ils sont libres d’assister à la messe de leur choix ?

Vente

Je ne fais aucun commerce. Je n’ai jamais vendu de médailles miraculeuses !

Si mes livres existent, c’est pour instruire le peuple. Chacun est libre d’en acquérir ou non. Je ne gagne pas d’argent avec ces livres, je les cède au prix coûtant. Et si quelqu’un n’a pas d’argent et désire obtenir un livre, je me fais un plaisir de le lui offrir.

« Consultations »

À chaque personne qui me consulte, je dis : Soyez les bienvenus, vous êtes ici chez vous.

En tant que prêtre catholique, je suis à l’écoute des difficultés morales, spirituelles et matérielles de chacun, croyant ou non, riche ou pauvre, jeune ou vieux.

Je suis particulièrement attentif aux besoins des plus malheureux, des abandonnés, des exclus, des sans-abri ; tolérant et miséricordieux à l’égard de tous, les appelant à la conversion et à la pénitence.

Je vis proche du peuple et des préoccupations du peuple. Je me mets au service du peuple gratuitement non seulement en paroles mais en actes.

Et conformément à la parole de mon divin modèle le Christ, je les accueille les bras ouverts disant :
 

« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau
et je vous donnerai le repos ».
Saint Matthieu 11, 28.

 

V/RAPPORT MENTIONNE :

Référence aux résumés des auditions : M. BERLINER.

Huis clos.

 

 

 

Dr berliner

J’ai eu le plaisir de rencontrer le Dr Berliner sur le plateau de télévision RTL pour l’émission « C’est bon pour 1 X » du 5 janvier 1995 présentée par Hervé Meillon.

Au cours de cette émission le Dr Berliner a reconnu et déclaré n’avoir reçu aucune plainte me concernant. D’ailleurs, je n’exerce pas la pratique illégale de la médecine.

Cependant, lorsque les gens s’adressent à moi afin de recevoir une bénédiction en vue d’une guérison, mon devoir de prêtre est de les bénir.

Comme les yeux sont faits pour voir, le devoir du prêtre est de :

 

- bénir et prier pour le monde entier,
- conférer les sacrements,
- remettre les péchés,
- purifier et sanctifier les âmes,
- appeler les pécheurs à la conversion, et
- venir en aide à l’humanité souffrante.

 

V/RAPPORT MENTIONNE :

Remarques :

 

- Né Samuel Ozdemir. Naturalisé belge, il s’appelle désormais Charles-Clément Boniface.
- Litige judiciaire en cours avec l’évêché de Tournai.
- Candidat aux élections communales en 1984 et aux élections législatives de 1995 au Sénat.

 

 

 

Mon nom

Le nom Ozdemir a été imposé à notre famille par l’État turc. C’est pourquoi, dès ma naturalisation belge, j’ai opté pour des prénoms et un nom chrétiens européens : Charles Clément Boniface.

J’ai dû quitter le Proche-Orient où j’exerçais mon sacerdoce, parce que 42 membres de ma famille ont été égorgés au nom de leur foi chrétienne par les musulmans et que moi-même je fus torturé pour les mêmes raisons.

Je saisis l’opportunité qui m’est offerte, par la présente, pour remercier la Belgique de m’avoir accueillie et de m’avoir donné la possibilité de devenir citoyen belge à part entière.

Litige judiciaire

Après le jugement de la Cour d’Appel de Mons qui me rendait mon salaire, Mgr Huard s’est pourvu en Cassation.

Pour casser quoi ?

Pour casser mon salaire. Et ainsi me priver de tout moyen de subsistance et me jeter dans le dénuement le plus total.

L’avocat général de la Cour de Cassation a estimé qu’il fallait casser l’arrêt, constituant une ingérence dans les affaires du culte. La Cour a tranché.

C’est illogique -et typiquement belge- voire indécent que, d’une part, l’Église s’en remettre à l’État c’est-à-dire aux citoyens pour faire payer le salaire de ses membres et que, d’autre part, elle refuse que celui-ci interfère dans sa cuisine intérieure via les tribunaux civils.

Un nouveau procès doit avoir lieu prochainement devant une autre Cour d’Appel à Liège cette fois.

La bataille judiciaire n’est pas encore terminée.

En attendant, mon salaire est à nouveau suspendu.

Élections

Vous connaissez le slogan :

« Le prêtre n’a pas le droit de faire de la politique ».

À cela je réponds : le but de ma candidature aux élections n’était pas de faire de la politique mais

 

- de servir tous les citoyens et citoyennes du royaume,
- d’accélérer l’examen de leur dossier,
- d’en rendre la procédure plus simple et plus rapide ;
- de me donner des moyens de poursuivre plus efficacement mon combat en faveur : des sans-abri, des plus démunis, des opprimés, des exclus, des laissés-pour-compte, et de prendre position contre toute forme de racisme.

 

Le Christ dit :

 

« Je suis le vrai berger, je donne ma vie pour mes brebis ».
Saint Jean 10, 11.

 

Par conséquent, on ne peut mettre le berger (le prêtre) en quarantaine, et laisser les brebis à la merci de n’importe qui.

Le berger doit être le gardien irréprochable des brebis, c’est-à-dire du peuple ; être avec et au milieu du peuple jusqu’au sacrifice de sa vie.

 

Conclusion
 

Pour conclure, et conscient de votre empressement à faire respecter les Droits de l’Homme, je soumets à votre bienveillante attention l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée à Paris le 10/12/1948.

À savoir :

 

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».

 

 

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